samedi, mai 30, 2009

Bali Lombok Florès : Quelques vidéos !

Voici un échantillons de vidéos sympas, disponibles temporairement donc il faudra se dépécher de les télécharger (click droit sur lien et enregistrer sous).
J'admets être le plus mauvais cameraman au monde, mes excuses en avance! :)

Un dragon de Komodo en action sur Rinca

Le sommet du Rinjani

Snorkeling dans la mer de Florès (caméra waterproof!)

Gros singe en action à Padang Padang, Bali

30 Avril - Le sommet du Rinjani - jour 3 (part1)

Désolé du retard ! La suite arrive... je prévois de mettre une petite sélection de vidéos à disposition ce week end. Biz.




Je réveille mes deux colocataires à 2h45 du matin... c'est déjà inhumain. Nous nous habillons chaudement et bouclons un sac à dos léger, avec le minimum vital. Dehors il fait plutôt frais... Je me rapproche du feu de camp pour prendre mon petit déjeuner.
J'ai l'impression que nos indonésiens traînent un peu les pattes. Nous prenons un départ nocturne en retard à 3h30 au lieu de 3h, accompagnés d'un autre français et d'un groupe de deux belges. À l'exception des singapouriens, les autres trekkeurs ne partiront vraisemblablement pas du tout.
Je trouve d'emblée l'ascension assez délicate. Le sentier s'apparente au boyau étroit, sinueux et sablonneux d'un torrent de montagne. Eclairé par ma lampe frontale, je progresse au prix de sérieux efforts pour conserver mon équilibre et je dérape fréquemment sur le gravillon volcanique. Après 45min de marche, notre guide nous abandonne, prétextant des douleurs à l'estomac. Nous comprenons surtout qu'il n'a pas envie de faire cette partie du trek. On saura bientôt pourquoi. Nous marquons une brève pause puis reprenons la route avec le guide du groupe belge. Il fait toujours nuit noire.
La seconde partie de l'ascension est beaucoup plus "facile" : ligne droite sur ce que j'imagine être la crête (il n'y a rien à droite ni à gauche), pente moyenne constante, plus aucun signe de végétation. Il y a toutefois un vent glacial. Je n'ai aucune idée précise du reste à parcourir, le pic est vraisemblablement tapi juste devant nous, dans l'obscurité. Nous marchons à un rythme soutenu pour compenser la demi heure de retard au démarrage (et accessoirement parce qu'on est des bourrins ne connaissant que ce mode de déplacement :)). Nous ne sommes finalement plus que 4 français en tête de peloton. Nous apprendrons que les belges ont abandonné. Faut dire qu'ils sont montés en beaux gosses en jean, cuir et converses. Enfin, je n'ai jamais entendu parler de grands explorateurs belges... le seul que je connais passe ses vacances à centerparcs, c'est pour dire (bisou mon Titi!! ;-))
Vers 5h du matin, après 1h30 de marche, la configuration change imperceptiblement. La pente s'accentue, la couche de gravillon sur laquelle nous marchons s'épaissit. La situation devient totalement infernale quelques minutes après nous être engagés dans ce bourbier. Deux pas en avant, un pas de glissade en arrière, un temps d'arrêt pour souffler. Je tiens à peine debout car le chemin se dérobe littéralement sous mes pieds. Les effets de l'altitude se font ressentir et les efforts consentis pour gravir ce qui me semble la plus haute dune du monde sont exténuants. Je me rappelle alors les sages paroles de Hardy Kruger à Senaru : "mes clients m'ont enseigné les gros mots de toutes les langues du monde lors des 300 derniers mètres d'ascension du Rinjani". Je pense alors intérieurement : bo*$el à pu#€s borgnes je ne peux même pas blasphémer tout haut... Je n'arrive pas à reprendre mon souffle sur cette sa!%$€*ie de dune de me%>e!!! Et dire qu'on paye pour ça. Muzos masos.
Le groupe que nous formons s'étire un peu, mais nous atteignons tous le sommet vers 6h, au moment où le soleil commence à se lever. Le temps est clair et seules quelques fines brumes persistent.
La vue du sommet permet d'embrasser la totalité du cratère, notamment le versant extérieur. Je réalise à quel point ce volcan est énorme en comparaison de l'île de Lombok elle même. Sumbawa se profile à l'est. Au l'ouest, j'aperçois Bali et ses volcans, trois minuscules îlots que sont les Gili, et l'ombre projetée du Rinjani dans l'océan indien. Personne ne dit un mot. Voilà la magie de la montagne... tu n'as pas cessé de te demander ce que tu fichais à grimper ce tas de pierre dans le froid et l'obscurité pendant des heures, et une fois en haut c'est comme si rien d'autre n'avait existé. On pardonne tout devant une telle offrande de la nature. Vaincre le Rinjani vient magnifiquement conclure notre voyage, je ressens un accomplissement et un relâchement total. Notre contemplation ne s'éternise pas à cause du froid. Nous amorçons une descente qui devrait être rapide.

mercredi, mai 20, 2009

29 Avril - Gunung Rinjani - jour 2




Reveil à 6h30 pour le petit déjeuner. Nous reprenons l'ascension du bord du cratère, qui n'est plus qu'à une centaine de mètres d'altitude au dessus de nous. Nous arrivons rapidement sur la crète, à 2600m, pour contempler un spectacle unique. Le cratère, énorme, mesure 6km de diamètre et abrite un lac vert 600m plus bas. Une forêt pousse sur les parois pourtant abruptes. Toujours à l'intérieur du cratère mais légèrement excentré, un second petit volcan de 500m de haut et parfaitement cônique laisse échapper quelques fumeroles de son sommet. Sa lave pétrifiée au contact de l'eau forme une immense flaque basaltique. Enfin, de la crète qui se trouve à l'opposé de notre position s'élève un pic sombre et menaçant, le Gunung Rinjani qui surplombe la scène à près de 3700m d'altitude. Je ne crois pas qu'il existe beaucoup de curiosités géologiques semblables sur Terre. D'ailleurs on se croirait plutôt sur Mars.
Nous amorcons une descente particulièrement raide. Les dernières brumes se lèvent, le paysage est grandiose. Nous marchons sur des sentiers étroits et escarpés en bordure de cratère, vue plongeante sur lac et son cône volcanique. Une sorte d'Inca Trail surréaliste. Nous atteignons le lac vers 11h. Pendant que le guide prépare notre déjeuner, nous faisons halte dans les sources chaudes situées sous une cascade quelques dizaines de mètres en contrebas pour un bain brûlant, relaxant et nettoyant... À notre retour, guides et porteurs ont déjà largement tiré profit des eaux poissonneuses du lac. Mais ces jolis poissons ne sont malheureusement pas pour nos petits becs avides... Les indonésiens doivent estimer que ce n'est pas assez délicat pour nos palais occidentaux. Nous mangerons donc notre habituelle soupe de nouilles, dépités.
Le trek reprend dans la brume avec une ascension quasiment verticale, ou il faut s'aider des mains, jusqu'au camp de base. J'atteins les limites physiques de ma capacité de sudation... Surtout lors des rares moments où le soleil perce les nuages. Partis en éclaireurs avec Paul, nous prenons fatalement la mauvaise bifurcation et errons sur la crète, dans les nuages, à la recherche du camp. Nous posons nos affaires sur un coin plat (sans creux, ni bosses, ni cailloux, ni souris) pour y réserver l'emplacement de la tente. Finalement une éclaircie nous permet d'apercevoir le guide nous faisant des grands signes un peu plus haut.
Perchés sur notre falaise à 2600m d'altitude, nous contemplons le coucher de soleil sur le lac. Il fait plutôt froid, nous dinons au coin du feu en compagnie d'un groupe de singapouriens en piteux état (la fille de la troupe a des ampoules partout). Des français et des belges sont également au rendez vous. Demain sera le grand jour. Les 1100m d'ascension du sommet nécessitent un départ à 3h du matin pour profiter du lever du soleil à 6h. Nous avons eu droit à quelques mises en garde : c'est dur, vous aller en baver, la fin est terrible, c'est comme escalader une dune, etc... Certains français ont annoncé le soir même qu'ils ne tenteraient pas le sommet. Je ne les comprends pas... comment peut on renoncer si près du but? Inconcevable pour les triple nine.

jeudi, mai 14, 2009

28 Avril - Gunung Rinjani - jour 1.





Notre bateau arrive sur Lombok vers 8h après moins d'une heure de traversée. Nous prenons un minibus pour Senaru, village situé à 600m d'altitude ou la majorité des treks pour le Rinjani débutent. Le patron de notre agence, Hardy Kruger, nous accueille vers 10h30. Nous bouclons les derniers préparatifs et partons à l'assaut du Rinjani à 11h, avec l'insouciance du promeneur sur un simple parcours de santé. Le gros de nos affaires est resté chez Hardy et nos sacs ne pèsent que 10kgs environ. Deux indonésiens nous accompagnent : un guide avec un gros sac à dos et un porteur chargé de 30kgs de nourriture et ustensiles de cuisine. Son attirail se compose de deux gros paniers d'osiers reliés par une épaisse tige de bambou qu'il pose sur son épaule. Il a un physique de lutteur qui doit lui permettre d'endurer ce genre de supplice pendant des heures. Le guide est plus sec, genre Kenyan dur à cuire. Evidemment, ils sont en tongs. Trop facile sinon.
Nous passons par le poste d'entrée du parc national pour le ticket et tampon (cette fois ci pas de garde homo ;)) puis entamons l'ascension... de 1900m. Rapidement nous atteignons une forêt tropicale bien humide dans laquelle nous suons tels des polonais. Au fur et à mesure, la végétation se raréfie. Après 5h de marche bien raide, entrecoupées de quelques pauses durant desquelles Jod essore littéralement sa chemise (je ne suis pas loin) nous atteignons le camp où nous passerons la nuit. Il est situé à 2500m d'altitude sur un versant extérieur du cratère. On ne devine évidemment rien du paysage qui se cache devant nous... ni derrière nous car des nuages se sont accumulés dans l'après midi.
La nuit tombant vite, notre guide ne perd pas une minute pour monter notre tente et nous préparer une soupe de nouilles et du riz. Copieux et revivifiant. Je m'aventure à goûter la sauce piquante faite "maison" de nos indonésiens. On ne m'y reprendra pas. Le tabasco est un ketchup de contrebande en comparaison. Pendant le repas, une souris (ou un mulot?) certainement pressée que j'en finisse avec mon repas, s'invite dans mon t-shirt. On ne me reprendra pas non plus à m'asseoir dans les buissons.
Nous dormons excessivement mal sur nos minuscules tapis de sol (je regrette de ne pas en avoir acheté un de gonflable). En outre, un trou sur un bord de la tente nous contraint à dormir recroquevillés dans sa largeur et non sa longueur. Pour couronner le tout, du vent (froid) s'infiltre sur le bord de la tente ou j'ai élu domicile.
Il faut souffrir un peu pour s'offrir un volcan. J'espère que ça en vaudra la peine.

lundi, mai 11, 2009

25, 26 et 27 Avril - Gili Trawangan





Le service taxi du speedboat nous récupère à l'ocean blue hôtel où nous résidons à 6h30. Le speedboat rallie le port Balinais de Benoa aux Gili Islands en un temps record de 2h. Gili Trawangan est la plus grande et la plus touristique des trois îles (les deux autres sont Meno et Air). On n'y trouve ni voiture, ni scooter. On s'y déplace à pied, en vélo ou à cheval. Reposant a priori.
Nous passons trois journées entière à profiter de la plage, manger des fruits frais et du poisson, nager, faire du snorkeling... La principale source de stress quotidien est de déterminer si nous déjeunerons dans un warung situé à 50m sur la droite du bungalow ou plutôt à 50m sur la gauche. Le soir venu nous sortons boire un verre (ça finit souvent en Mojito ou Bintang), parfois tous les trois vêtus à l'identique avec nos chemises bleues "numéro 9". Le cas échéant on se fait passer pour l'équipe de France de scrabble, l'équipe de France de catch ou encore l'équipe de France de bobsleigh... Bref, cette pause glande dans nos vacances marathon nous fait du bien.
À noter toutefois un peu d'activité constructive : nous avons effectué une plongée supplémentaire sur Gili Meno, où nous avons vu une dizaine de tortues vertes. L'endroit est réputé pour ses spots de plongée où l'on croise régulièrement requins et mantas. Plongée à 15m pendant 48minutes, puis remontée à la surface en plein orage. Mémorable.
Pendant une séance de snorkeling, j'essaie d'attraper à la main des petits poissons noirs qui nagent en banc compact près de la plage. La violation de la règle 1 (ne rien toucher sous l'eau - voir post du 23/4), combinée à la loi de Murphy se paye par une sanction immédiate : une piqûre genre piqûre de guêpe sur le pouce. Plus tard, j'apprendrai dans un livre fort instructif que les catfish sont venimeux et n'ont pas de prédateur. La vie est une jungle... :(
Enfin, Paul et moi avons également tenté (en vain) de rallier Gili Trawangan et Gili Meno à la nage. On s'est vus trop beaux. Ça n'avait pourtant pas l'air loin (1km?), mais finalement le courant inverse a eu raison de notre bogossitude et nous avons rebroussé chemin à mi parcours... Le fait de nager en eau profonde sur fond noir, avec quelques méduses, a un côté assez flippant aussi. Serai-je devenu une lopette depuis l'épisode des catfishs?

Depuis les îles Gili nous pouvons apercevoir chaque matin la fière cime du Gunung Rinjani sur Lombok. On ne nargue pas les "Triple 9" de la sorte (notre surnom rapport aux chemises, un peu comme les 2be3 sauf qu'on ne chante pas). Nous décidons de rompre cette trêve en réservant un trek de 3jours pour affronter le deuxième plus haut volcan Indonésien, qui culmine à 3726m. Nous partirons le 27, le couteau entre les dents, à 7h du matin.

jeudi, mai 07, 2009

24 Avril - Seminyak

Décollage à 10h de Labuanbajo vers Denpasar dans un superbe Fokker 50 à hélices. Le temps est superbe et nous pouvons admirer les îles de la mer de Florès vues du ciel. Nous survolons Sumbawa, puis Lombok et son volcan le Rinjani avant d'atterrir à Bali.
Notre objectif est d'aller aux îles Gili au nord ouest de Lombok, via un speedboat partant de Benoa. Pas de chance, nous apprenons que celui-ci est complet aujourd'hui. Mais il reste encore des places pour demain matin... Nous décidons de passer la journée et la nuit à Seminyak, au nord de Kuta (il y a pire comme plan de secours).
Seminyak est un spot relativement touristique, avec restaurants, bars, boutique, grande plage... mais nettement plus calme que Kuta. Nous profitons de l'après midi pour déjeuner sur une terrasse en front de mer.
Hier soir, j'ai mangé une brochette de calamars qui ne passe pas très bien. Heureusement ma monumentale trousse à pharmacie façon médecins sans frontières contient tous les médicaments dont j'ai besoin (merci Suzy :). Pendant que Paul et Jod font (ou tentent de faire) du surf, je m'accorde une petite sieste récupératrice dans l'immense bungalow qu'on a loué. Dopé comme Ben Johnson, je joue au foot sur la plage avec des locaux jusqu'au coucher du soleil.
Nous dînons puis cherchons un pub avec un peu d'ambiance, mais la soirée reste calme. Je pars me coucher vers 23h. Demain un taxi viendra nous chercher à 6h30 pour prendre le speedboat.

mercredi, mai 06, 2009

Les photos !!

Nous sommes rentrés à Paris hier matin... et tout va bien.
Parce que beaucoup préfèrent des photos à ma prose, voici les premières photos que j'ai sélectionné (et qui vous donneront un avant goût de la suite) --> les photos sont ici 
Bises !

23 Avril - Plongée dans la mer de Florès





Nous partons à 8h30, sur un grand bateau de 15m. L'allemand nous fait un petit cours de plongée théorique : règle 1 on ne touche à rien, règle 2 on ne retient jamais sa respiration. L'instructeur indonésien qui nous accompagne n'est pas très loquace.
Nous revêtons l'équipement et plongeons dans les eaux turquoises pour un baptême à 5-6m de profondeur. Je me sens de suite à l'aise, Paul aussi. Jod semble avoir quelques difficultés à palmer et mouline avec les pattes avant comme le ferait un gros chien dans un scaphandre. Ce qui ne l'empeche pas de profiter du spectacle. Rester au fond de l'eau à regarder le corail et la vie sous marine qui l'entoure n'a rien à voir avec le snorkeling. On peut contempler chaque chose aussi longtemps qu'on le souhaite. Après 30min, nous remontons à la surface. Nous déjeunons du poisson frit sur le bateau avant notre seconde plongée dans le parc national de Komodo, en espérant croiser quelques raies manta. Il y a du courant et nous nous laissons dériver, à 12m de profondeur environ. Nous ne verrons pas les mantas, mais l'expérience est magique. Nous profitons de la croisière pour faire quelques sauts depuis le pont du bateau puis rentrons au port vers 17h30, fatigués mais ravis.
C'était notre dernier jour à Labuanbajo, demain nous prenons l'avion pour Bali, sans véritable plan de route mais avec la certitude que nous plongerons à nouveau.

mardi, mai 05, 2009

22 avril - Labuanbajo (part3 - the batcave)





Grasse matinée, long petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Nous décidons de passer une journée "tranquille" après ces 10 derniers jours assez sportifs.
Vers 11h, nous partons visiter une "batcave" (grotte aux chauves souris) dans les environs, à quelques minutes à peine en transport. Le guide que nous avons trouvé nous affirme qu'il est impossible de nous y rendre par nos propres moyens et que son assistance est indispensable. Il explique que le site a été très récemment ouvert au public, qu'il se trouve dans la jungle et qu'il n'est pas encore balisé. Bref, c'est un plan routard apte à nous séduire. Nous acceptons son offre.
Après une dizaine de minutes de bemo (sorte de minibus) nous nous arrêtons sur le bord de la route pour entrer directement dans la forêt par une petite allée. Nous grimpons un peu, zigzaguons entres les lianes, les troncs, les racines, les rochers. Il fait chaud et humide, il n'y a pas de sentier. À un moment donné le guide s'arrête pour inspecter les environs. Il s'est perdu... Nous rebroussons chemin et après une seconde tentative il parvient à nous mener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est un trou de 2m de diamètre qui s'enfonce dans la roche. Petit briefing avant de descendre : il y a un python qui vit parfois à l'intérieur de la grotte et dévore les chauves souris. Il est gros mais inoffensif, cependant mieux vaut éviter de lui marcher dessus. Le guide regarde dans tous les recoins de l'entrée et ne semble guère rassuré. Enfin, il nous recommande d'allumer une cigarette si l'odeur des déjections nous incommode. Encourageant. Nous pénétrons dans la grotte avec nos lampes frontales. Il y fait nuit noire et la chaleur et l'humidité sont étouffantes. Il y a comme une odeur bizarre mais rien d'intolérable. On entend des crissements et battements sourds vers le fond. Malgré ma torche puissante je n'y vois presque rien, quelques chauves souris traversent mon champ de vision. Le volume intérieur de la pièce s'élargit considérablement pour atteindre 7m de diamètre. Nous nous enfonçons plus profondément dans la grotte, vers le bruit. Les tas d'insectes volants tournoient autour de ma lampe, et je sens également comme une pluie fine s'abattre sur ma casquette. À y regarder de plus près, c'est de la fiente. On y marchait dessus depuis un certain temps. Lorsque j'éclaire le plafond, des milliers d'yeux jaunes renvoient la lueur de ma lampe. Les chauves souris s'envolent progressivement dans toutes les directions. Le guide furète dans les coins à la recherche de son serpent. Comme il n'a pas de lampe, nous nous amusons à éteindre les nôtres simultanément pendant quelques secondes pour le stresser. Sentir des animaux volants vous effleurer dans l'obscurité la plus totale est une expérience assez unique!
Nous remontons à la surface pour une bouffée d'air bien méritée. Notre guide nous offre le café chez des amis voisins, puis nous accompagne en bemo vers la plage au sud de Labuanbajo comme nous le lui avons demandé.
Nous finissons notre journée en nous baladant sur la côte et dans les hauteurs de la ville.
Au moment de l'apéro Bintang nous rencontrons un allemand qui nous convainc d'aller faire de la plongée avec lui demain. Concrètement, les agences refusent de partir en mer s'il n'y a pas au moins deux personnes sur le bateau et pour l'instant il est seul. Théoriquement il nous faut une licence, que l'on a pas puisque aucun de nous n'a jamais plongé. On s'arrange (comme toujours) en payant un peu plus cher. Demain sera le jour de notre baptême de plongée!

lundi, avril 27, 2009

21 Avril - Rinca(la voisine de Komodo!)





Nous avons négocié un départ relativement tôt (6h30) pour ne pas trop souffrir de la chaleur sur Rinca. Cette fois ci ce sont trois gamins qui nous accompagnent, sur un bateau similaire à celui de la veille. Il est 9h quand nous touchons le minuscule embarcadère de Loh Kima. Il y a 500m à parcourir pour atteindre le poste des rangers qui nous escorterons dans la forêt. Je me demande ce qui empêche les Komodos de nous attendre des l'arrivée... Je ne vois nulle présence hostile sur la jetée. Quelques mètre plus loin, j'aperçois un macaque qui pousse des cris dans un arbre. J'appelle Jodko pour qu'il vienne voir. Celui ci se plante à côté de moi et me dit après quelques instants "oui, et il y a un Komodo à côté". À 3m de nous et sur le bord du chemin, immobile et camouflé, un lézard d'1m50 nous tourne de dos. Je fais un bond. Paul n'a pas encore eu le temps de mettre ses chaussures. Je ne connais pas la réaction de ces animaux et il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait pas d'autres sur le chemin. Un de nos matelots va nous escorter jusqu'au poste, avec un bâton. Il repousse le bestiau dans la mangrove et nous poursuivons notre chemin, tous les sens en alerte. 10m plus loin, un lézard d'1m marche carrément sur la route dans notre direction. Le matelot ramasse un caillou et le lance en direction de l'animal, qui prend la fuite. Nota pour certaines lectrices qui se reconnaîtront , je savais que jeter des pierres était efficace pour mettre le Komodo en déroute! La preuve est faite! :)
Nous parvenons au poste après avoir traversé sans encombre une plaine désertique. Tout le monde a les yeux grands ouverts, instinct de survie. Nous optons pour un trek de 2h sur l'île, avec l'escorte obligatoire d'un ranger et de son bâton (je suis sceptique et reste convaincu qu'une bonne pierre sur le crâne est plus dissuasive). Quelques énormes varengs (2m50, 90kgs) sont paisiblement allongés dans le campement. Ils ne sont pas nourris pas les rangers mais l'odeur des cuisines les attire. Les plus jeunes sont généralement plus agressifs, les vieux paraissent calmes. Ils sont 8 ou 9 à nous observer du coin de l'oeil. Cette année, un ranger et un habitant se sont fait attaquer par un Komodo. Les deux ont frôlés la mort et ont été transportés d'urgence à Bali. Si l'on ne succombe pas aux blessures infligées par sa morsure, sans soins supplémentaires on meurt invariablement de septicémie le faute aux bactéries qui prolifèrent sur ses dents. C'est d'ailleurs la technique de chasse préférée des gros varengs : mordre un buffle sauvage ou un cochon puis attendre patiemment plusieurs jours ou semaines que l'infection l'ait affaibli pour l'achever. On n'arrive pas au sommet de la chaîne alimentaire par hasard.
Le trek de 2h se déroule sous une chaleur accablante. Nous rencontrons d'autres dragons, des singes, des buffles sauvages, et même une vipère verte arboricole (dont le venin est mortel). Les rangers piègent quelques varengs dans des boîtes des métal afin de les étudier. Prendre des photos de ces animaux en cage me fait vraiment penser à Jurassic Park. Que nous soyons dans la forêt ou dans la plaine, les chemins sont minuscules et l'endroit paraît incroyablement sauvage, vierge d'activité humaine et donc nécessairement hostile. Il faut payer 15USD pour visiter le parc national de Rinca et Komodo, mais il est clair que les autorités sont parvenues par ce biais à préserver l'authenticité des lieux.
Nous retournons sur le bateau vers 11h30, alertes et méfiants. Dans l'après midi, nous posons l'ancre sur une petite île entre Rinca et Labuanbajo, afin de faire bronzette et du snorkeling (masque+tuba). C'est tout simplement l'île paradisiaque, avec sa barrière de corail, ses eaux turquoises, sa plage immaculée en croissant de lune et sa petite colline verdoyante au milieu. Je plonge dans l'eau à 31 degrés, ce qui reste en dessous de la température de l'air qui est à 35... Les poissons sont toujours là, on ne s'en lasse pas. Plus tard, nous escaladons le sommet de l'île pour nous extasier devant le paysage. Je casse ma tong dès l'entamme de la descente et continue pieds nus tant bien que mal. Avec mon couteau de Mac Gyver et du fil de pêche je remets tout ça dans l'ordre à mon arrivée. Je n'abandonnerai pas mes havaïanas de cette manière, même au paradis sur terre. Nous rentrons au port à 17h30.
Le soir venu, nous buvons un verre au soleil couchant sur les îles, sans la moindre idée de ce que sera notre journée de demain.

dimanche, avril 26, 2009

20 Avril - Labuanbajo et Bidadari




À 4h30 environ, les muezzins des deux mosquées de la ville chantent la première prière. Elle dure dix minutes, avec une sorte de rappel à 4h50. C'est à la fois envoûtant et extrêmement désagréable à cette heure. À partir de maintenant je mettrai les boules quiés tous les matin pour me contenter de la prière du soir qui accompagne le coucher de soleil. La zone de l'Indonésie dans laquelle nous sommes, Nusa Tenggara, est à dominance islamique (en particulier dans les régions portuaires). Florès, autrefois colonisée par les Portugais possède aussi des communautés catholiques. Les musulmans que nous avons rencontrés fument et boivent de l'alcool occasionnellement. La cohabitation avec les autres minorités semble se faire en douceur.
Nous visitons le port dans la matinée. C'est avant tout un port de pêcheurs, pas de plaisance. S'il est très mignon depuis la terrasse, avec ses couleurs, ses petits bateaux, de plus près il se révèle sale comme il faut! Ça n'empêche pas les enfants de s'y baigner. Parmi les détritus et les cabanes de tôle ondulée, des petits poissons et des calamars sèchent sur des draps étendus au soleil. Il est 10 et il fait une chaleur harassante. Nous nous désaltérons sur la terrasse d'un restaurant.
Nous cherchons un bateau qui nous emmènera sur Bidadari, une île en face de Labuanbajo sur laquelle nous pourrons nager et voir du coraux et des poissons. Deux gamins acceptent de nous y conduire. Ils possèdent un simple bateau en bois d'une dizaine de mètres, tout en longueur, avec une petite cabine et un simple bâche tendue faisant office de toit à l'avant. Il pétarade sec mais n'avance pas vite! L'ouest de Florès est une région particulièrement sèche Les îles qui la composent possèdent une végétation moins dense et sont entourées de rochers, mangrove ou de sable d'un blanc étincelant. Les eaux sont d'une clarté stupéfiante, couleur turquoise. Bidadari ne déroge pas à la règle, et la plage "privée" sur laquelle nous accostons est un cliché paradisiaque. Nous plongeons dans l'eau à 28 degrés avec enthousiasme. Armés de nos masques et tubas, nous scrutons les fonds marins dans lesquels pullulent l'une des vies sous marine les plus riches au monde. Impossible de décrire la diversité de la faune et de la flore locale en quelques phrases. Pour des yeux inexpérimentés comme les nôtres, c'est un aquarium géant peuplé de poissons, de coraux, d'anémones de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis impressionné par la variété d'espèces présentes sur le petit périmètre que j'explore. Une fois la baignade terminée, je me balade sur la plage, mais le soleil est bien trop haut pour y rester trop longtemps. Nous rentrons au port vers 17h.
Le soir venu nous passons 1h à l'Internet café le plus lent et le plus chaud de l'univers puis dînons de poissons grillés. Nous préparons notre excursion du lendemain où nous rencontrerons le mythique dragon de Komodo, le plus gros lézard au monde. Plutôt que de nous rendre sur l'île de Komodo elle même, à 4h de bateau de Labuanbajo, nous irons sur sa voisine Rinca à seulement 2h30. Les dragons y vivent en nombre et la faune est plus riche.

vendredi, avril 24, 2009

19 avril - Bajawa




Réveil à 6h, nuit plutôt fraîche qui m'a fait du bien. Après le petit déj, nous partons vers Bena, un village traditionnel Ghana (tribu locale). Le temps est couvert, signifiant que nous ne verrons pas les sommets des volcans qui nous entourent. Bena est le village pittoresque par excellence. Il comporte une vingtaines de maisons de bois, alignées sur deux rangées parallèles et séparées par une sorte place où se dressent d'étranges monolithes, des sortes de parasols de paille et des petits bungalows. Tous ses éléments ont une signification mystérieuse d'ordre sexuel apparemment. Les gens du village sont très souriants (c'est une constante en Indonésie). Les plus petits nous accueillent avec de sympathiques "hello mister". Paul est une sorte de dieu vivant pour les indonésiennes avec ses yeux bleus, Jodko est observé comme un animal trop grand pour être humain et moi il semble que ma barbe plaise aux hommes...
La visite terminée nous prenons la route pour Labuanbajo. Il faut compter près de 8h de transport sur les chemins sinueux de Florès. Vers 11h, nous faisons halte dans une distillerie d'arak, le vin de palme. L'objectif est purement mercantile, mais nous parvenons à nous faire expliquer le processus, depuis la récolte de la sève du fruit du palmier, sa fermentation et sa distillation. Le palmier en question ressemble à un cocotier, en plus grand. Le fruit ressemble à une sorte de concombre dont l'extrémité est coupée. La sève se déverse dans un seau placé à cet effet et est recueillie tous les matins. Nous essayons d'escalader le palmier mais c'est peine perdue... Je goûte à la sève brute (à même le seau avec les bestioles dedans). C'est sucré et plutôt bon. La sève fermentée est moins sucrée, un peu piquante. L'arak lui même est meilleur que celui de Bali, car il n'a pas son arrière goût de caoutchouc. Le grand père de la famille fume une sorte de cigarette roulée dans une feuille de palme et nouée avec une fibre. Il nous en offre une. C'est l'équivalent de nos bastos françaises. Nous mangeons également des petits fruits acides, sortes de cornichons au goût de citron.
Nous reprenons notre route, pour nous arrêter déjeuner à Ruteng. Nous traversons des vallées, des plaines, des cols et nous arrivons à Labuanbajo vers 18h. La journée était superbe et nous sommes un peu frustrés de l'avoir passée en voiture. Nous posons nos affaires au Gardena hôtel, dont la terrasse dispose d'une superbe vue sur le port et la myriade d'îles de la mer de Florès. Nous mangeons chacun un snapper grillé énorme, partons explorer un bar du coin, puis nous couchons. Nous n'avons pas décidé de quoi sera faite la journée de demain, mais Labuanbajo offre de multiples possibilités : plage, bateau, snorkelling, trekking sur les îles Rinca ou Komodo, plongée... Bref, l'embarras du choix. Nous avons 4jours entiers devant nous.

mercredi, avril 22, 2009

18 Avril - Kelimutu




Le réveil à 5h45 fait mal! Mais c'était finalement la meilleure option puisque un gros orage a éclaté cette nuit entre 3h et 4h. Départ sans petit déjeuner aux premières lueurs de l'aube. Il y a un plan grossier sur le Lonely, nous tenterons de suivre un itinéraire de 10km environ jusqu'au sommet. Une petite côte à la sortie de Moni, un sentier à gauche de la route, une rivière et une cascade, un pont de singe en bambou ultra glissant que l'on met un temps fou à traverser. Une première ascension dans la forêt pour atteindre un premier village: les chemins divergent. Nous demandons de l'aide mais les renseignements obtenus dans un anglais approximatif le sont tout autant. À un moment donné, nous sommes perdus et rebroussons chemin partiellement. Nous insistons alors sur le "hors piste" où la végétation est dense et nous récupérons une sorte de sentier. Il n'y a vraiment aucune indication. Nous traversons un second village pour atteindre la route au km 7 avant le sommet. Cela n'a pas été simple et nous avons grimpé dur. La chaleur commence à monter. Pour ne pas nous épuiser davantage nous suivons la route à flanc de montagne. C'est dommage qu'aucun véritable sentier ne soit prévu pour les randonneurs. De toute manière il n'y a personne. Nous observons pour la première fois Florès vue d'en haut. C'est une grande île verte, montagneuse à volcanique, "déserte" avec seulement 1.8 millions d'habitants principalement amassés près des côtes. Rien à voir avec Bali dont le sud est une grande plaine.
Nous poursuivons notre ascension rapidement (je ne nous crois pas capables du contraire) pour atteindre le poste d'entrée du National Kelimutu Park. Rien de plus qu'un péage supplémentaire auquel nous sommes rodés. Le garde nous fait signer le registre, il semble intrigué/impressionné par ma barbe au point de la toucher! Je croyais que la tête était sacrée chez les indonésiens et qu'il ne fallait pas toucher le visage d'autrui de ses mains... M'aurait-on menti?
Une fois les formalités administratives accomplies je serai le 5ème à passer la barrière alors qu'il est 8h15... Pourtant le volcan Kelimutu est une des merveilles géologiques de l'Indonésie, mais indubitablement situé dans un coin paumé. Nous parvenons jusqu'au parking vers 9h15 pour nous désalterer. Bien que la végétation ait presque disparue, les derniers mètres à grimper ne me donnent pas du tout l'impression d'atteindre un sommet. Normal après tout, il n'y a pas de pic sur un volcan... Le Kelimutu culmine à 1750m et est en réalité constitué de trois "petits" cratères voisins (plusieurs centaines de mètres de diamètre quand même), au fond desquels se trouvent trois lacs de couleurs différentes. Nous débouchons sur le premier cratère, dont le lac est couleur vert olive. Les parois qui l'entourent sont verticales. C'est stupéfiant. Un peu plus loin, un autre cratère se dessine, nous continuons sur le sentier, une odeur de soufre nous prend à la gorge. Le lac qui s'offre à nos yeux est de couleur turquoise, avec des nappes jaunes qui irisent sa surface. Pas la couleur turquoise de l'eau de mer, mais un turquoise opaque et solide. C'est simplement irréel. Le dernier lac, plus petit et éloigné, est vert-brun, dans un cratère qui ressemble davantage à un gouffre. La couleur de ses lacs, due aux minéraux dans le sous sol, a changé au fils des ans. Il y a une dizaine d'années, l'un d'entre eux était rouge. Le site possède une grande signification religieuse et spirituelle pour les indonésiens. Le lac aujourd'hui turquoise est un concentré d'acide sulfurique dont le pH est égal à 0.9... Nos amis chimistes confirmeront qu'on ne se noie pas la dedans... On se dissout d'abord :) ! Parce qu'on est des aventurieurs de l'extrême, et les dignes successeurs d'Haroun Tazief, nous nous approchons (prudemment) du trou pour prendre quelques photos avant de rentrer au village par le même chemin. Au poste d'entrée du parc, le même garde me refait le coup de la barbe. En plus il me prend la main et pousse des petits gloussements évocateurs. La honte... Mes colocs sont hilares. Je décampe aussi vite que possible.
Il nous aura fallu 6h de marche aller/retour, avec quelques coups de soleils en prime. Au programme de l'après midi : douche, petit déjeuner de ratrappage, glandage, déjeuner au Bintang restaurant de Moni (simple mais excellent), vue sur la vallée et ses rizières. Nous avons négocié la veille un taxi qui nous emmenera à Bajawa ce soir, puis Labuanbajo le lendemain. Cela représente une quinzaine d'heure de route mais nous gagnerons ainsi 1jour sur notre planning initial.
Départ en voiture (une suzuki monospace neuve) vers 17h30, il est enfin possible d'écouter notre propre musique sur mp3. C'est un soulagement total après 10jours de cheesy music : Brian Adams, Céline Dion et the Eagles font fureur là bas. Vers 19h30 nous atteignons Ende (sur la côte sud) pour une pause repas. Crevés par notre journée, nous étions endormis lorsque la voiture s'arrête. Il fait déjà nuit, mais toujours une chaleur de fou. Le resto est une sorte de fast food musulman. Pourtant de nature assez tolérante sur la nourriture, ce que je vois dans la vitrine me donne presque la nausée (des têtes de poisson, des morceaux frits bizarres). Ce sera poulet frit et riz blanc. Nous continuons notre route nocturne pour atteindre Bajawa vers 22h. Il y fait plus frais (1100m d'altitude). L'hôtel est défraîchi, mais propre. Demain départ à 6h30 pour visiter le coin.

17 Avril - Transit vers Florès.



Un taxi nous attend à 10h pour rejoindre l'aéroport de Denpasar. Arrivée sans encombres, check in, contrôle des bagages, puis attente. L'avion décolle enfin, vers 13h30 et atterrit une première fois. Nous sommes obligés de descendre, nous sommes à Tambulaka sur l'île de Sumba, au sud de Florès. L'avion est une sorte de "bus" qui dessert plusieurs iles successivement et assure un taux de remplissage rentable. Le prochain arrêt est le bon : Maumere, au centre est de Florès. Nous projettons d'aller de Maumere à Labuanbajo (tout à l'ouest) avec une halte à Moni pour le Kelimutu et une halte à Bajawa pour les villages traditionnels. Nous ne verrons pas les belles plages de l'est de Maumere faute de temps.
Nous prenons un taxi pour le centre ville où il est possible de retirer du cash dans l'un des deux Atm (distributeurs automatiques) de la région et à des centaines de km à la ronde. On s'aperçoit immédiatement que Florès est plus pauvre, rustique et rurale que Bali. Les habitants sont moins typés asiatiques et plus mélonesiens (un peu comme sur les îles fidji par exemple). Première banque et premier échec, Jod casse l'Atm avec sa mastercard de LaPoste. La seconde tentative sera la bonne. Pendant ce temps là, je négocie la course en taxi pour nous rendre à Moni, au pied du volcan Kelimutu, le soir même. Il y a peu de bus, ils sont lents et ils sont bondés voire chargés d'animaux. Nous renonçons à dormir avec des chèvres sur un tas de bananes pendant 6h. Les prix ont totalement flambés sur Florès depuis 2007 (notre référence avec le Lonely), il faut aujouter 40% à 50% sur tous les prix estimés.
Nous embarquons à bord d'une voiture pour faire en 4h, pause repas incluse, les 100km qui séparent les deux villes. La route serpente dans les collines, puis la montagne, couverte de bananiers, palmiers et autres plantes tropicales. Le coucher de soleil auquel nous assistons est superbe, Florès est une île volcanique active et son relief est particulièrement tourmenté. La nuit tombe vite, vers 18h15. Bercés par la chaleur et les virages, nous nous somnolons à tour de rôle.
Nous nous arrêtons (réveillons) dans Moni au homestay Hidayah, il est 21h. Plus de bungalows en bambous mais de la brique, dommage, mais on y restera pas longtemps. D'emblée nous sommes invités à boire quelques Bintang et verres d'Arak (façon tequila paf, avec sel citron et sprite) avec le gérant Brian ainsi que d'autres résidants. Nous fumons quelques kreteks, des cigarettes améliorées avec des clous de girofle et autres épices. La soirée se termine par un feu sur le bord de la route à écouter du reggae sur le téléphone portable d'un habitant du coin. Nous nous couchons à minuit.
Demain, nous ferons l'ascension du volcan Kelimutu et ses trois lacs de couleur. Mais pas comme la majorité des touristes en voiture suivi de 20minutes de marche... Non, nous le ferons en mode légionnaire avec un départ à pied du village par les raccourcis dans la forêt et les villages locaux. Brian nous déconseille un départ de nuit car le chemin n'est pas balisé. Nous ne verrons donc pas le lever de soleil sur le volcan, mais nous partirons à 6h pour profiter de la fraicheur matinale.

mardi, avril 21, 2009

16 Avril - Environs d'Ubud (part3)



Notre dernière journée à Ubud sera consacrée aux visites de temples et monuments de la région.
Nous partons dans la matinée pour Goa Gajah, un temple voisin comportant notamment une source supposée donner la vie éternelle et une grotte dont là porte d'entrée est la bouché d'un être gigantesque taillé dans la roche. Jod et moi recevons une rapide bénédiction dans un temple bouddhiste. Il fait chaud, nous avons peu dormi (petite geuledeboitage pour ne rien arranger), les lieux sont bondés et les vendeurs pénibles. Nous mettons les voiles pour un coin plus tranquille.
Notre chemin nous amène à Yeh Pulu, un petite source avec une fresque murale d'une dizaine de mètres représentant des scènes de la vie courante. Pour l'occasion nous avons un guide, qui nous propose une balade dans les rizières et vers la rivière. Un mini trek de quelques heures, qu'il faudra faire en tongs et maillot de bain. L'ascension vers les plateaux de rizières, en traversant une portion de jungle, est assez délicate. Après quelques chutes et égratignures, nous contemplons le panorama sous une chaleur accablante, et nous dirigeons vers la rivière pour un bain mérité. L'accès est difficile et il y a du courant. L'eau est sombre mais fraîche à souhait. Quand Paul et moi avons chacun été "goûtés" par un mystérieux animal aquatique dans les eaux profondes, nous écourtons la baignade pour regagner nos scoots.
Après une cantine pour se désaltérer et avaler un repas sommaire, nous prenons la direction du Nord (tout près de Teggelalang ou nous étions la veille) aux sources sacrées de Tirta Empul. Un gros orage éclate à quelques km de notre destination et il devient presque impossible de conduire. Jod a oublié son Kway et est soudainement frappé de stupeur, immobile en pleine route sur sa moto (courbé, l'abdomen tendu, nous interprétons sa stupeur comme un symptôme supplémentaire du Typhus). Bref il se retrouve trempé jusqu'aux os en 2 minutes, ce qui provoque le fou rire de ses deux compères. Halte forcée dans un warung pour goûter le "Tehbotol", une imitation de bouteille de coca qui contient en réalité du thé sucré. La pluie ne cessant pas nous décidons d'aller aux sources malgré tout. Le temple et les sources de Tirta Empul sous la pluie ont un côté mystique et malgré le froid (froid relatif à l'extérieur... mais l'eau de source est fraîche), nous prenons le bain et nous nous purifions dans chacune des 13 fontaines. J'ai pu filmer la scène grace à ma caméra waterproof!
Le retour à Ubud se fait également sous des trombes d'eau, avec un arrêt au stand dans un boui boui pour se restaurer avec un peu de poulet et du riz.
À l'hôtel, je découvre que la cape imperméable intégrée à mon sac à dos s'est transformée en une réserve d'eau pendant que je roulais en scoot. Le fond de mon sac est inondé. Mon Lonely Planet qui était tout neuf ressemble maintenant à un antique manuscrit tant il est gondolé et l'encre répandue à travers les pages. En plus il est gorgé d'eau et pèse une tonne. Et vu le climat il n'est pas prêt de sécher...
Le soir venu nous dinons dans un resto sympa, type colonial, le Kafé Batan Waru. Le repas est délicieux. Un petit détour par notre repère le Bike Bike et au lit! Demain départ pour Florès.

PS: pour ceux qui suivent quotidiennement nos aventures, nous sommes désolés pour le retard mais le planning a été particulièrement chargé et il y a vraiment peu de réseau dans ce coin de la planète... Patience, la suite arrive! Bises à tous.

dimanche, avril 19, 2009

15 Avril - environs d'Ubud (partie2)




Ce matin nous avons décidé de visiter Mas, un village au sud d'Ubud, réputé pour ses sculpteurs sur bois. Sophie G, une amie ayant vécu là bas quelques temps, m'a confié un colis/cadeau à remettre à son ancien professeur de sculpture. J'ai le nom du bonhomme (Pak Reigig), sa photo, et deux noms de rue vers lesquelles se diriger (Sophie n'ayant pas jugé utile de donner une adresse précise). Le Gozier et moi même avons un sens de l'orientation plutôt correct, nous filons vers le sud la caméra au poing version "J'irai dormir chez vous". Notre confiance s'effrite dans Ubud après avoir demandé à un passant anglophone s'il connaissait un master wood carier du nom de Reigig. Réponse : il y a des centaines de master carvers, et des centaines de Régi. En insistant avec nos questions, les gentils Balinais finissent toujours par pointer du doigt une direction aléatoire... Nous traversons complètement Mas (l'absence de signalisation est flagrante) quand je finis par voir un panneau indiquant l'une des deux rues, nous nous y engageons, interrogeons un passant, puis un autre qui prétend connaître. Nous le suivons en scoot lorsque la pluie se déclenche. En 1min, le temps de nous garer, nous sommes trempés. Nous sommes dans une minuscule ruelle, une porte s'ouvre, je reconnais un des balais de la maison de Pak que j'ai vu en photo (toutes les maisons Balinaises sont constituées de plusieurs petites maisons ouvertes, comme dans un temple, que l'on appelle balais). Au fond, il y a un vieil homme assis en tailleur qui travaille. C'est lui, en plus vieux! Nous lui offrons le cadeau de Sophie , discutons tant bien que mal avec l'aide de notre guide et interprète, puis il retourne à ses occupations et nous prenons congés. Un de ses fils nous propose de le suivre pour nous montrer l'atelier de sculpture, nous le suivons sur 1km jusqu'à atteindre une superbe maison. Le deuxième fils nous offre le traditionnel café, avec le marc au fond. Trois sculpteurs travaillent patiemment leurs pièces. Nous visitons le showroom, où des milliers de sculptures plus belles les unes que les autres sont exposées. Il y a des œuvres de maîtres, signées, et des reproductions de leurs élèves. Aucun de nous n'avait l'intention d'acheter quoi que ce soit, mais ces sculptures sont d'une beauté et d'une finesse incroyable. Le bois lui même est de toutes les couleurs, du blanc, gris, brun, rouge... J'ai un coup de cœur pour une statuette représentant une danseuse Balinaise avec des ailes. Etrange ou non, c'est Pak Reigig en personne qui l'a réalisée. Il lui aura fallu environ 3 mois de travail, parfois en y consacrant seulement 1h par jour, parfois davantage. Son fils m'explique que le maître est aujourd'hui âgé de 75ans et qu'il peut moins travailler que par le passé. Je me décide à acheter cette pièce, pour sa beauté, son authenticité, et tous les souvenirs qu'elle portera. Maintenant, j'ai un nouveau colis volumineux qui devra voyager avec moi tout le reste du séjour sur des milliers de km... L'écureuil Jodko quant à lui a fait un triple craquage... sur des pièces plus petites, il faudra une bonne session de Tetris pour caser tout dans son sac. Seul Paul a résisté.
Le premier fils nous mène dans un restaurant où nous déjeunons en terrasse avec vue sur les rizières. Puis nous nous aventurons vers la rivière, un autre quartier de Mas où nous rencontrons un autre sculpteur. Finalement nous retournons chez Pak et sa femme Wayan nous remet un petit mot pour Sophie. Nous nous quittons peu après. Ces gens sont tout simplement charmants.
Nous décidons de filer vers le Nord d'Ubud, vers Teggalalang, pour ses belles rizières. Une très belle balade à scoot de plusieurs heures, paisible.
Nous rentrons à Ubud vers 17h, pour passer une heure dans le sanctuaire des singes, une sorte de parc dans lequel des centaines de macaques en liberté sont nourris par l'homme. Loins d'être farouches, ils grimpent sur les touristent qui ne leur jettent pas suffisamment vite les bananes qu'ils attendent. Le singe éternellemnt repus est du genre paisible.
Vers 19h, un spectacle de kacak dance (les "c" se prononcent "tch") et ire dance nous attend à quelques pas de l'hôtel. Danses costumées et chants traditionnels (une sorte de caquètement / hululement général), un homme en transe marche pieds nus dans des braises. Impressionnant.
Nous reprenons la fameuse rue pavée de la veille (Jalan Kajeng) pour trouver un sympathique restaurant: Sura's warung. Par pur hasard, le lieu est rempli de français (il devait être dans le Routard, qu'aucun de nous ne possède). Tout est délicieux et pas cher. Nous taquinons la serveuse pour qu'elle accélère le débit de boisson et de nourriture. Nous goûtons le vin de palme : l'arak, qui semble avoir fini sa maturation dans un pneu de camion tant le breuvage possède un arrière goût de caoutchouc fumé. Avec du sucre et citron, ça passe bien (comme tous les mauvais alcools). En bref, nous mangeons comme des ours. Au moment de partir, un animal caché derrière un des tableaux du resto émet une série de croassements puissants (la fameuse série de cris que j'avais entendu avec Moltesse en 2003 en Thaïlande et que nous poussons parfois en souvenir de ces bons moments). J'étais persuadé que l'animal était un gros batracien, et je me suis trompé! La vérité est faite, c'est tout simplement le cri du gecko mâle en ruth! Celui que nous débusquons est un gros bestiau gris à points jaunes (particulièrement vilain) qui prend immédiatement la fuite, pour aller interpréter son chant nuptial plus loin.
Nous finissons la soirée au Bike Bike avec quelques verres d'arak, attendons qu'une belle averse passe, puis nous rentrons nous coucher. Il est 2h, la journée à été bien remplie.

samedi, avril 18, 2009

14 Avril - Ubud et ses environs (part 1)



Après une nuit réparatrice nous bouclons nos sacs et prenons un taxi pour Ubud. C'est une ville située au Nord de la capitale, dans les terres, reconnue comme le pôle culturel Balinais (on y exerce tous les arts possibles : sculpture sur bois, sur pierre, peinture, théâtre, danse, etc.). Nous quittons enfin les voies rapides pour des routes sinueuses dans la forêt tropicale, des échoppes (warung) fleurissent de toutes parts et exposent meubles et objets d'art. Nous arrivons à Ubud vers midi et nous installons dans un homestay basique sans clim mais sympa (le brata 2, sur hanoman road, près de l'axe principal).
Notre principal objectif de la journée est de booker nos vols pour l'île de Florès, une des plus à l'est de l'archipel, juste avant le Timor. L'accès y étant limité, voire aléatoire, nous ne voulons plus tarder. De plus les dates de ces vols détermineront tout le planning du séjour. Nous nous arrêtons à la première agence de voyage pour étudier les possibilités qui s'offrent à nous. Nous décidons de prendre le vol Denpasar - Maumere (à l'est de Florès) du 17 avril, avec un retour Labuanbajo (à l'ouest) - Denpasar le 24 avril. Ceci nous permettra de passer 7jours sur Florès et Komodo. Puis nous irons sur Gili et Lombok (juste à l'est de Bali) la semaine suivante en bateau. Nous faisons l'impasse sur l'île de Sumbawa entre Florès et Lombok) et nous finirons sur Bali si le timing le permet. Avis à M. Montesse qui nous rejoins, notre premier point de rencontre sera donc probablement une plage paradisiaque à Lombok, affaire à suivre!
Nous nous baladons près du marché et goûtons différents fruits exotiques : le snake fruit (autrement nommé couille de serpent à cause de sa peau écailleuse, goût entre la pomme granny et l'ananas, un peu âpre), le ramboutan (fruit rouge poilu, genre lytchee mais avec un goût de raisin) et enfin le mangoustan (violet, à chair blanche, suave). Ce dernier connaît un succès unanime et entre directement dans le top 3 des meilleurs fruits connus! Nous en achetons 1kg et j'ai du mal à ne pas tous les manger d'une traite... À l'heure du déjeuner nous optons pour le Lotus Cafe, un magnifique restaurant dont la cœur intérieur donne sur un temple et un bassin fleuri. Nous commandons tous les trois le fameux "Bebek Tutu", une spécialité locale de canard cuit 12heures à l'étouffée dans une feuille de bananier. C'est comme du confit... mais épicé, c'est excellent.
Nous louons des scooters pour profiter de la fin de journée et partir à l'aventure sans but particulier. Nous prenons une petite rue pavée en côte, perpendiculaire à l'axe principal qui serpente dans la forêt et qui nous emmène en hauteur sur les rizières. Le soleil se couche, nous filons vers l'ouest et traversons quelques villages inconnus de nuit. Le hazard nous mène devant un petit restaurant perdu dans les rizières. Nous goûtons au "nasi campur" sorte de mélange de riz, de poulet, de légumes et de cacahuètes. Retour sans encombres à Ubud, pour prendre un mojito dans un bar reggae sans intérêt, puis une petite bière au Bike Bike dans la célèbre Monkey forest road (repère à touristes). Si une chose est sûre, c'est qu'on ne va pas à Ubud pour faire la fête! Nous nous couchons sagement vers minuit.

Nota: nous n'avons pas lu nos mails ni écouté nos répondeurs, je poste uniquement sur le blog lorsque j'ai du réseau 3G ou edge. Télécharger sur mon mobile les millions de mails qu'auraient produit Speed, Eric et Oby risquent de me couter un oeil. Donc envoyez des sms si besoin! Vous pouvez aussi laisser des messages sur le blog. Grosses bises à tous!

jeudi, avril 16, 2009

13 Avril - Découverte du sud de Bali


Réveil douloureux vers 8h (6h de décalage horaire, plus mes diverses mésaventures nocturnes). Jod quant à lui, parle d'une nuit "exceptionnelle"... Il fait déjà très chaud mais cela semble plus supportable que la veille. Petit déjeuner sur la terrasse avec une omelette, des fruits frais et du café.
Nous décidons de visiter la péninsule de Bukit au sud de Bali par nos propres moyens. Nous louons 3 scooters automatiques et nous partons à l'aventure. Baptême à deux roues pour Jod, qui s'en sort plutôt bien vu que l'on commence directement par une 2x2 voies bien chargée. Il y a une trentaine de km à parcourir pour atteindre l'extrême sud ouest, à mi chemin, des flics peu scrupuleux nous arrêtent dans un coin tranquille pour contrôler nos permis de conduire. Nous avons les casques et les papiers du véhicule... Mais il va de soi que personne ne possède de permis B international. On finit par payer l'amende après un peu de négociation, un peu dégoûtés. Pendant l'interrogatoire les flics font mine d'arrêter d'autres blancs, qui tracent tout droit sans ralentir. Ce sera une leçon à retenir pour la suite. Heureusement la déconvenue est de courte durée: quelques dizaines de mètres plus loin une petite baie encastrée dans des rochers abrite une plage de sable blanc, quelques cahutes, des vendeurs de tee-shirts et un spot de surf. Nous sommes à Padang Padang et prenons notre premier bain dans les eaux turquoises de l'océan indien. Sur la minuscule plage, des petits macaques s'approchent de nos affaires. Nous les repoussons efficacement avec un bâton. Arrive un gros mâle qui fait le double de la taille de ses congénères. Il semble fort peu intimidé par notre bâton, qu'il empoigne et mord avec une manifestation de colère assez impressionnante au début puis totalement hilarante par la suite (vidéo de fou qu'il faudra qu'on vous montre). L'animal ne se dispense pas de fornications opportunistes à l'approche des femelles.

Nous reprenons la route en direction d'Uluwatu, où nous déjeunons. Je tente un jus d'avocat (conseil de Caro), spécialité qui se présente sous la forme d'un milkshake avec un trait de chocolat. Je ne suis pas convaincu, mais ça me cale! Nous visitons le temple d'Uluwatu drapés dans des sarongs (tenue obligatoire pour entrer dans les temples). À cette heure, c'est une fournaise. Des macaques volent chapeaux et lunettes de soleil aux touristes peu vigilants, et les restituent en échange de quelques fruits. Perché sur la falaise à une bonne cinquantaine de mètres de hauteur, nous pouvons admirer les vagues de l'océan se briser sur les rochers en contrebas. Après le temple, direction la plage d'Uluwatu connue pour être un spot mondial de surf. On accède à la première plage en descendant quelques marches, puis à la plage principale via une sorte de trouée dans la roche. Sable blanc au pied d'une falaise, c'est magnifique. À l'horizon, ses surfeurs glissent sur une vague longue de plusieurs centaines de mètres. Ça donné envie, mais les mecs sont des pros... Je pense que l'on finirait en charpie sur les coraux en 5 minutes. Et puis, j'ai l'impression que la mer de me veut pas aujourd'hui ;-) Après un petit bain, une sieste s'impose dans ce cadre majestueux (une vidéo de Jod à l'oeuvre sera postée sur Youtube). Enchaînement logique et inévitable : après la sieste, la faim. Direction Jimbaran pour le coucher du soleil et un barbecue de poissons et fruits de mer gargantuesque à même la plage. Nous choisissons un restaurant un peu éloigné pour éviter la pièges à touristes (chez Roman je crois, sièges en plastique bleu). Au menu
deux gros poissons : des "red snappers" d'un kilo chacun, une seiche d'un kilo et 600g de gambas, accompagnés de riz, pommes de terre, et légumes verts épicés. De l'avis général, le poisson est dément, grillé façon tandoori avec des épices. Cette étape est obligatoire pour tout gastronome qui se respecte (dédicasse aux Meunier et Comtesse). Nous rentrons à Sanur sans encombre, le ventre plein.
Après une dernière Bintang au sporting bar du coin (où joue un groupe local en live) nous regagnons notre demeure pour y dormir du sommeil du juste, avec le sentiment du devoir accompli pour une première journée de vacances.

mardi, avril 14, 2009

11 et 12 Avril - Arrivée a Bali.



Vol Paris - Kuala Lumpur, départ 11h30, arrivée 6h30 heure locale. Sieste de 7h à 13h dans l'IKLA sur un banc. Reveil pour repas rapide au Burger King (dédicasse à Speed). Nous attendons la fin d'un gros orage qui empeche le decollage de notre correspondance pour Bali (orage tropical façon grand prix de F1 en Malaisie). Puis envol, survol de Java et ses volcans, atterrissage sur Bali à Denpasar. Une chaleur de fou nous attend : 32 degrés alors qu'il est 19h et qu'il fait nuit noire (mais qui a cassé le thermostat du four Balinais?).
Nous prenons un taxi direction Sanur, ville côtière de taille moyenne à 20km au Nord-Est de l'aéroport. Notre première mission, nous désalterer dans un bar, ce sera le Yulia 2. Notre premier mot de vocabulaire vital : la Bintang, bière locale, qui signifie "étoile". Probablement le dernier mot de vocabulaire pour les deux tiers d'entre nous... Deuxième mission, trouver un lit. 2 visites infructueuses car hôtels complets puis finalement le graal, chez Lucia. Nous visitons à la lampe torche car il y a une coupure de courant dans le quartier. La chambre est simple, propre, avec l'air conditionné... À simplement porter les sacs (je pense que j'ai pris 20kg, une vraie nana) par cette température, en jean et teeshirt, je suis totalement en nage. Peu importe l'emplacement, nous acceptons. Quand l'électricité revient, nous mettons la clim à fond pour sécher, récupérer et affronter à nouveau la fournaise à l'heure du dîner.
Après une douche indispensable, nous faisons halte dans un resto un peu chic sur la rue principale ou nous mangeons quelques spécialités. J'apprends que "saté" veut dire "brochette" alors que je croyais que c'était une sauce. Je mourrais moins bête (toi aussi lecteur). Quand nous rentrons nous coucher, vannés, il est presque minuit. Je m'endors instantanément au contact de l'oreiller. Je suis réveillé par un coup de tonnerre vers 2h30. Un orage démentiel s'abat sur la ville. Éclairs, trombes d'eau, bourrasques. La chaleur infernale devait annoncer cette pluie salvatrice. Je contemple le spectacle depuis le balcon. Au bout d'une heure la pluie cesse. Il y a cependant toujours le tonnerre "Jodko" qui gronde sur son matelas. En voilà un que rien ne semble troubler dans son sommeil... Je cherche mes boules quiès dans le noir, en vain. Paul a le sourire béat du dormeur qui a trouvé les siennes (il semble avoir été marqué au fer rouge par l'expérience du Jodko au Pérou). Je constate également que les toilettes à été vérouillée de l'intérieur par son dernier occupant de la veille (un vieux système de fermeture à poussoir qui a dû tromper un de mes deux compères).
La nuit va être longue.

samedi, avril 11, 2009

Départ pour Denpasar

Les sacs sont prêts.

Etat des lieux avant de partir : Jodko, Gozier, Nikos

jeudi, avril 09, 2009

Fin du voyage en Inde et Transition pour le suivant

Avec 6 mois de retard, je dois faire deux choses :
- Finir rapidement de décrire mon voyage en Inde.
- Vous annoncer que je pars pour un nouveau voyage dans quelques jours ! Je m'adresse aux mauvaises langues qui estiment que je pars tout le temps en voyage... et bien non ! Ok, il y a bien eu un week end à Londres, à Amsterdam et à Budapest... mais je n'ai pas vraiment eu de break à proprement parler pendant cette période de 6 mois. Mes vacances sont donc légitimement acquises et non contestables !! :)
 
La fin du voyage en Inde.
Les deux jours à Tashiding sont "l'instant zen" de ces vacances marathon. Nous passons deux jours entiers à glander aux alentours de ce monastère vétuste, perché sur sa colline face à l'himalaya. Causeries, fumeries, rigolade. Notre hôte et sa femme ne parlent pas un mot d'anglais. On se contente simplement d'apprécier la nourriture qu'ils nous servent (du végétarien, pour changer) et la confort d'un vrai lit.
La descente vers Siliguri est longue, la chaleur et l'humidité reprennent du service. Notre avion nous amène à Delhi qui me semble beaucoup plus hospitalière qu'à l'aller. Nous prenons un taxi "Prepaid" (comprendre payé à l'avance à un guichet officiel, sans arnaque) et filons vers la maison d'un pote de Seb. L'autoroute qui mène à Delhi est une gigantesque embolie urbaine. Les bouchons sont si denses que des bus tentent de doubler en montant sur les trottoirs, lesquels se retrouvent à leur tour irrémédiablement bloqués. Des vachent broutent un peu d'herbe sous les ponts d'une autoroute. Après un carnage au resto Captain Kebab, quelques verres dans un bar chic, nous visitons un temple et tout un quartier en pleine nuit.  Nous poursuivons la visite de la ville le lendemain. Delhi, et notamment le vieux Delhi, est un endroit magique. Pollué, sale, pauvre... mais authentique et vivant. Les gens se parlent, se regardent, s'échangent produits et services dans la rue. Le soleil, les couleurs omniprésentes, les odeurs d'épices... il y une mystérieuse ambiance qui plane sur les lieux, celle d'une ville sans âge qui a traversé les siècles et que l'on retrouve intacte.
 
Transition : Préparation d'un nouveau voyage.
Mes deux colocs et moi avons décidé de repartir en voyage ensemble, fort de l'expérience réussie du voyage Pérou/Bolivie d'Avril 2008. Après une rapide concertation, la destination s'est portée vers des contrées moins hostiles. 2008 fût l'année de la montagne et du froid, 2009 sera l'année de la plage et du chaud. Ce sera donc l'Indonésie direction Bali, Lombok et Florès. Pour l'instant, mon Lonely Planet est à peine gribouillé, il n'y a pas véritablement de planning, pas de jalons, pas d'itinéraire. Il n'y a que le billet d'avion et le maillot de bain. Je vous détaillerai les préparatifs, ça pourra toujours resservir.