jeudi, mai 14, 2009

28 Avril - Gunung Rinjani - jour 1.





Notre bateau arrive sur Lombok vers 8h après moins d'une heure de traversée. Nous prenons un minibus pour Senaru, village situé à 600m d'altitude ou la majorité des treks pour le Rinjani débutent. Le patron de notre agence, Hardy Kruger, nous accueille vers 10h30. Nous bouclons les derniers préparatifs et partons à l'assaut du Rinjani à 11h, avec l'insouciance du promeneur sur un simple parcours de santé. Le gros de nos affaires est resté chez Hardy et nos sacs ne pèsent que 10kgs environ. Deux indonésiens nous accompagnent : un guide avec un gros sac à dos et un porteur chargé de 30kgs de nourriture et ustensiles de cuisine. Son attirail se compose de deux gros paniers d'osiers reliés par une épaisse tige de bambou qu'il pose sur son épaule. Il a un physique de lutteur qui doit lui permettre d'endurer ce genre de supplice pendant des heures. Le guide est plus sec, genre Kenyan dur à cuire. Evidemment, ils sont en tongs. Trop facile sinon.
Nous passons par le poste d'entrée du parc national pour le ticket et tampon (cette fois ci pas de garde homo ;)) puis entamons l'ascension... de 1900m. Rapidement nous atteignons une forêt tropicale bien humide dans laquelle nous suons tels des polonais. Au fur et à mesure, la végétation se raréfie. Après 5h de marche bien raide, entrecoupées de quelques pauses durant desquelles Jod essore littéralement sa chemise (je ne suis pas loin) nous atteignons le camp où nous passerons la nuit. Il est situé à 2500m d'altitude sur un versant extérieur du cratère. On ne devine évidemment rien du paysage qui se cache devant nous... ni derrière nous car des nuages se sont accumulés dans l'après midi.
La nuit tombant vite, notre guide ne perd pas une minute pour monter notre tente et nous préparer une soupe de nouilles et du riz. Copieux et revivifiant. Je m'aventure à goûter la sauce piquante faite "maison" de nos indonésiens. On ne m'y reprendra pas. Le tabasco est un ketchup de contrebande en comparaison. Pendant le repas, une souris (ou un mulot?) certainement pressée que j'en finisse avec mon repas, s'invite dans mon t-shirt. On ne me reprendra pas non plus à m'asseoir dans les buissons.
Nous dormons excessivement mal sur nos minuscules tapis de sol (je regrette de ne pas en avoir acheté un de gonflable). En outre, un trou sur un bord de la tente nous contraint à dormir recroquevillés dans sa largeur et non sa longueur. Pour couronner le tout, du vent (froid) s'infiltre sur le bord de la tente ou j'ai élu domicile.
Il faut souffrir un peu pour s'offrir un volcan. J'espère que ça en vaudra la peine.

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