samedi, mai 30, 2009

Bali Lombok Florès : Quelques vidéos !

Voici un échantillons de vidéos sympas, disponibles temporairement donc il faudra se dépécher de les télécharger (click droit sur lien et enregistrer sous).
J'admets être le plus mauvais cameraman au monde, mes excuses en avance! :)

Un dragon de Komodo en action sur Rinca

Le sommet du Rinjani

Snorkeling dans la mer de Florès (caméra waterproof!)

Gros singe en action à Padang Padang, Bali

30 Avril - Le sommet du Rinjani - jour 3 (part1)

Désolé du retard ! La suite arrive... je prévois de mettre une petite sélection de vidéos à disposition ce week end. Biz.




Je réveille mes deux colocataires à 2h45 du matin... c'est déjà inhumain. Nous nous habillons chaudement et bouclons un sac à dos léger, avec le minimum vital. Dehors il fait plutôt frais... Je me rapproche du feu de camp pour prendre mon petit déjeuner.
J'ai l'impression que nos indonésiens traînent un peu les pattes. Nous prenons un départ nocturne en retard à 3h30 au lieu de 3h, accompagnés d'un autre français et d'un groupe de deux belges. À l'exception des singapouriens, les autres trekkeurs ne partiront vraisemblablement pas du tout.
Je trouve d'emblée l'ascension assez délicate. Le sentier s'apparente au boyau étroit, sinueux et sablonneux d'un torrent de montagne. Eclairé par ma lampe frontale, je progresse au prix de sérieux efforts pour conserver mon équilibre et je dérape fréquemment sur le gravillon volcanique. Après 45min de marche, notre guide nous abandonne, prétextant des douleurs à l'estomac. Nous comprenons surtout qu'il n'a pas envie de faire cette partie du trek. On saura bientôt pourquoi. Nous marquons une brève pause puis reprenons la route avec le guide du groupe belge. Il fait toujours nuit noire.
La seconde partie de l'ascension est beaucoup plus "facile" : ligne droite sur ce que j'imagine être la crête (il n'y a rien à droite ni à gauche), pente moyenne constante, plus aucun signe de végétation. Il y a toutefois un vent glacial. Je n'ai aucune idée précise du reste à parcourir, le pic est vraisemblablement tapi juste devant nous, dans l'obscurité. Nous marchons à un rythme soutenu pour compenser la demi heure de retard au démarrage (et accessoirement parce qu'on est des bourrins ne connaissant que ce mode de déplacement :)). Nous ne sommes finalement plus que 4 français en tête de peloton. Nous apprendrons que les belges ont abandonné. Faut dire qu'ils sont montés en beaux gosses en jean, cuir et converses. Enfin, je n'ai jamais entendu parler de grands explorateurs belges... le seul que je connais passe ses vacances à centerparcs, c'est pour dire (bisou mon Titi!! ;-))
Vers 5h du matin, après 1h30 de marche, la configuration change imperceptiblement. La pente s'accentue, la couche de gravillon sur laquelle nous marchons s'épaissit. La situation devient totalement infernale quelques minutes après nous être engagés dans ce bourbier. Deux pas en avant, un pas de glissade en arrière, un temps d'arrêt pour souffler. Je tiens à peine debout car le chemin se dérobe littéralement sous mes pieds. Les effets de l'altitude se font ressentir et les efforts consentis pour gravir ce qui me semble la plus haute dune du monde sont exténuants. Je me rappelle alors les sages paroles de Hardy Kruger à Senaru : "mes clients m'ont enseigné les gros mots de toutes les langues du monde lors des 300 derniers mètres d'ascension du Rinjani". Je pense alors intérieurement : bo*$el à pu#€s borgnes je ne peux même pas blasphémer tout haut... Je n'arrive pas à reprendre mon souffle sur cette sa!%$€*ie de dune de me%>e!!! Et dire qu'on paye pour ça. Muzos masos.
Le groupe que nous formons s'étire un peu, mais nous atteignons tous le sommet vers 6h, au moment où le soleil commence à se lever. Le temps est clair et seules quelques fines brumes persistent.
La vue du sommet permet d'embrasser la totalité du cratère, notamment le versant extérieur. Je réalise à quel point ce volcan est énorme en comparaison de l'île de Lombok elle même. Sumbawa se profile à l'est. Au l'ouest, j'aperçois Bali et ses volcans, trois minuscules îlots que sont les Gili, et l'ombre projetée du Rinjani dans l'océan indien. Personne ne dit un mot. Voilà la magie de la montagne... tu n'as pas cessé de te demander ce que tu fichais à grimper ce tas de pierre dans le froid et l'obscurité pendant des heures, et une fois en haut c'est comme si rien d'autre n'avait existé. On pardonne tout devant une telle offrande de la nature. Vaincre le Rinjani vient magnifiquement conclure notre voyage, je ressens un accomplissement et un relâchement total. Notre contemplation ne s'éternise pas à cause du froid. Nous amorçons une descente qui devrait être rapide.

mercredi, mai 20, 2009

29 Avril - Gunung Rinjani - jour 2




Reveil à 6h30 pour le petit déjeuner. Nous reprenons l'ascension du bord du cratère, qui n'est plus qu'à une centaine de mètres d'altitude au dessus de nous. Nous arrivons rapidement sur la crète, à 2600m, pour contempler un spectacle unique. Le cratère, énorme, mesure 6km de diamètre et abrite un lac vert 600m plus bas. Une forêt pousse sur les parois pourtant abruptes. Toujours à l'intérieur du cratère mais légèrement excentré, un second petit volcan de 500m de haut et parfaitement cônique laisse échapper quelques fumeroles de son sommet. Sa lave pétrifiée au contact de l'eau forme une immense flaque basaltique. Enfin, de la crète qui se trouve à l'opposé de notre position s'élève un pic sombre et menaçant, le Gunung Rinjani qui surplombe la scène à près de 3700m d'altitude. Je ne crois pas qu'il existe beaucoup de curiosités géologiques semblables sur Terre. D'ailleurs on se croirait plutôt sur Mars.
Nous amorcons une descente particulièrement raide. Les dernières brumes se lèvent, le paysage est grandiose. Nous marchons sur des sentiers étroits et escarpés en bordure de cratère, vue plongeante sur lac et son cône volcanique. Une sorte d'Inca Trail surréaliste. Nous atteignons le lac vers 11h. Pendant que le guide prépare notre déjeuner, nous faisons halte dans les sources chaudes situées sous une cascade quelques dizaines de mètres en contrebas pour un bain brûlant, relaxant et nettoyant... À notre retour, guides et porteurs ont déjà largement tiré profit des eaux poissonneuses du lac. Mais ces jolis poissons ne sont malheureusement pas pour nos petits becs avides... Les indonésiens doivent estimer que ce n'est pas assez délicat pour nos palais occidentaux. Nous mangerons donc notre habituelle soupe de nouilles, dépités.
Le trek reprend dans la brume avec une ascension quasiment verticale, ou il faut s'aider des mains, jusqu'au camp de base. J'atteins les limites physiques de ma capacité de sudation... Surtout lors des rares moments où le soleil perce les nuages. Partis en éclaireurs avec Paul, nous prenons fatalement la mauvaise bifurcation et errons sur la crète, dans les nuages, à la recherche du camp. Nous posons nos affaires sur un coin plat (sans creux, ni bosses, ni cailloux, ni souris) pour y réserver l'emplacement de la tente. Finalement une éclaircie nous permet d'apercevoir le guide nous faisant des grands signes un peu plus haut.
Perchés sur notre falaise à 2600m d'altitude, nous contemplons le coucher de soleil sur le lac. Il fait plutôt froid, nous dinons au coin du feu en compagnie d'un groupe de singapouriens en piteux état (la fille de la troupe a des ampoules partout). Des français et des belges sont également au rendez vous. Demain sera le grand jour. Les 1100m d'ascension du sommet nécessitent un départ à 3h du matin pour profiter du lever du soleil à 6h. Nous avons eu droit à quelques mises en garde : c'est dur, vous aller en baver, la fin est terrible, c'est comme escalader une dune, etc... Certains français ont annoncé le soir même qu'ils ne tenteraient pas le sommet. Je ne les comprends pas... comment peut on renoncer si près du but? Inconcevable pour les triple nine.

jeudi, mai 14, 2009

28 Avril - Gunung Rinjani - jour 1.





Notre bateau arrive sur Lombok vers 8h après moins d'une heure de traversée. Nous prenons un minibus pour Senaru, village situé à 600m d'altitude ou la majorité des treks pour le Rinjani débutent. Le patron de notre agence, Hardy Kruger, nous accueille vers 10h30. Nous bouclons les derniers préparatifs et partons à l'assaut du Rinjani à 11h, avec l'insouciance du promeneur sur un simple parcours de santé. Le gros de nos affaires est resté chez Hardy et nos sacs ne pèsent que 10kgs environ. Deux indonésiens nous accompagnent : un guide avec un gros sac à dos et un porteur chargé de 30kgs de nourriture et ustensiles de cuisine. Son attirail se compose de deux gros paniers d'osiers reliés par une épaisse tige de bambou qu'il pose sur son épaule. Il a un physique de lutteur qui doit lui permettre d'endurer ce genre de supplice pendant des heures. Le guide est plus sec, genre Kenyan dur à cuire. Evidemment, ils sont en tongs. Trop facile sinon.
Nous passons par le poste d'entrée du parc national pour le ticket et tampon (cette fois ci pas de garde homo ;)) puis entamons l'ascension... de 1900m. Rapidement nous atteignons une forêt tropicale bien humide dans laquelle nous suons tels des polonais. Au fur et à mesure, la végétation se raréfie. Après 5h de marche bien raide, entrecoupées de quelques pauses durant desquelles Jod essore littéralement sa chemise (je ne suis pas loin) nous atteignons le camp où nous passerons la nuit. Il est situé à 2500m d'altitude sur un versant extérieur du cratère. On ne devine évidemment rien du paysage qui se cache devant nous... ni derrière nous car des nuages se sont accumulés dans l'après midi.
La nuit tombant vite, notre guide ne perd pas une minute pour monter notre tente et nous préparer une soupe de nouilles et du riz. Copieux et revivifiant. Je m'aventure à goûter la sauce piquante faite "maison" de nos indonésiens. On ne m'y reprendra pas. Le tabasco est un ketchup de contrebande en comparaison. Pendant le repas, une souris (ou un mulot?) certainement pressée que j'en finisse avec mon repas, s'invite dans mon t-shirt. On ne me reprendra pas non plus à m'asseoir dans les buissons.
Nous dormons excessivement mal sur nos minuscules tapis de sol (je regrette de ne pas en avoir acheté un de gonflable). En outre, un trou sur un bord de la tente nous contraint à dormir recroquevillés dans sa largeur et non sa longueur. Pour couronner le tout, du vent (froid) s'infiltre sur le bord de la tente ou j'ai élu domicile.
Il faut souffrir un peu pour s'offrir un volcan. J'espère que ça en vaudra la peine.

lundi, mai 11, 2009

25, 26 et 27 Avril - Gili Trawangan





Le service taxi du speedboat nous récupère à l'ocean blue hôtel où nous résidons à 6h30. Le speedboat rallie le port Balinais de Benoa aux Gili Islands en un temps record de 2h. Gili Trawangan est la plus grande et la plus touristique des trois îles (les deux autres sont Meno et Air). On n'y trouve ni voiture, ni scooter. On s'y déplace à pied, en vélo ou à cheval. Reposant a priori.
Nous passons trois journées entière à profiter de la plage, manger des fruits frais et du poisson, nager, faire du snorkeling... La principale source de stress quotidien est de déterminer si nous déjeunerons dans un warung situé à 50m sur la droite du bungalow ou plutôt à 50m sur la gauche. Le soir venu nous sortons boire un verre (ça finit souvent en Mojito ou Bintang), parfois tous les trois vêtus à l'identique avec nos chemises bleues "numéro 9". Le cas échéant on se fait passer pour l'équipe de France de scrabble, l'équipe de France de catch ou encore l'équipe de France de bobsleigh... Bref, cette pause glande dans nos vacances marathon nous fait du bien.
À noter toutefois un peu d'activité constructive : nous avons effectué une plongée supplémentaire sur Gili Meno, où nous avons vu une dizaine de tortues vertes. L'endroit est réputé pour ses spots de plongée où l'on croise régulièrement requins et mantas. Plongée à 15m pendant 48minutes, puis remontée à la surface en plein orage. Mémorable.
Pendant une séance de snorkeling, j'essaie d'attraper à la main des petits poissons noirs qui nagent en banc compact près de la plage. La violation de la règle 1 (ne rien toucher sous l'eau - voir post du 23/4), combinée à la loi de Murphy se paye par une sanction immédiate : une piqûre genre piqûre de guêpe sur le pouce. Plus tard, j'apprendrai dans un livre fort instructif que les catfish sont venimeux et n'ont pas de prédateur. La vie est une jungle... :(
Enfin, Paul et moi avons également tenté (en vain) de rallier Gili Trawangan et Gili Meno à la nage. On s'est vus trop beaux. Ça n'avait pourtant pas l'air loin (1km?), mais finalement le courant inverse a eu raison de notre bogossitude et nous avons rebroussé chemin à mi parcours... Le fait de nager en eau profonde sur fond noir, avec quelques méduses, a un côté assez flippant aussi. Serai-je devenu une lopette depuis l'épisode des catfishs?

Depuis les îles Gili nous pouvons apercevoir chaque matin la fière cime du Gunung Rinjani sur Lombok. On ne nargue pas les "Triple 9" de la sorte (notre surnom rapport aux chemises, un peu comme les 2be3 sauf qu'on ne chante pas). Nous décidons de rompre cette trêve en réservant un trek de 3jours pour affronter le deuxième plus haut volcan Indonésien, qui culmine à 3726m. Nous partirons le 27, le couteau entre les dents, à 7h du matin.

jeudi, mai 07, 2009

24 Avril - Seminyak

Décollage à 10h de Labuanbajo vers Denpasar dans un superbe Fokker 50 à hélices. Le temps est superbe et nous pouvons admirer les îles de la mer de Florès vues du ciel. Nous survolons Sumbawa, puis Lombok et son volcan le Rinjani avant d'atterrir à Bali.
Notre objectif est d'aller aux îles Gili au nord ouest de Lombok, via un speedboat partant de Benoa. Pas de chance, nous apprenons que celui-ci est complet aujourd'hui. Mais il reste encore des places pour demain matin... Nous décidons de passer la journée et la nuit à Seminyak, au nord de Kuta (il y a pire comme plan de secours).
Seminyak est un spot relativement touristique, avec restaurants, bars, boutique, grande plage... mais nettement plus calme que Kuta. Nous profitons de l'après midi pour déjeuner sur une terrasse en front de mer.
Hier soir, j'ai mangé une brochette de calamars qui ne passe pas très bien. Heureusement ma monumentale trousse à pharmacie façon médecins sans frontières contient tous les médicaments dont j'ai besoin (merci Suzy :). Pendant que Paul et Jod font (ou tentent de faire) du surf, je m'accorde une petite sieste récupératrice dans l'immense bungalow qu'on a loué. Dopé comme Ben Johnson, je joue au foot sur la plage avec des locaux jusqu'au coucher du soleil.
Nous dînons puis cherchons un pub avec un peu d'ambiance, mais la soirée reste calme. Je pars me coucher vers 23h. Demain un taxi viendra nous chercher à 6h30 pour prendre le speedboat.

mercredi, mai 06, 2009

Les photos !!

Nous sommes rentrés à Paris hier matin... et tout va bien.
Parce que beaucoup préfèrent des photos à ma prose, voici les premières photos que j'ai sélectionné (et qui vous donneront un avant goût de la suite) --> les photos sont ici 
Bises !

23 Avril - Plongée dans la mer de Florès





Nous partons à 8h30, sur un grand bateau de 15m. L'allemand nous fait un petit cours de plongée théorique : règle 1 on ne touche à rien, règle 2 on ne retient jamais sa respiration. L'instructeur indonésien qui nous accompagne n'est pas très loquace.
Nous revêtons l'équipement et plongeons dans les eaux turquoises pour un baptême à 5-6m de profondeur. Je me sens de suite à l'aise, Paul aussi. Jod semble avoir quelques difficultés à palmer et mouline avec les pattes avant comme le ferait un gros chien dans un scaphandre. Ce qui ne l'empeche pas de profiter du spectacle. Rester au fond de l'eau à regarder le corail et la vie sous marine qui l'entoure n'a rien à voir avec le snorkeling. On peut contempler chaque chose aussi longtemps qu'on le souhaite. Après 30min, nous remontons à la surface. Nous déjeunons du poisson frit sur le bateau avant notre seconde plongée dans le parc national de Komodo, en espérant croiser quelques raies manta. Il y a du courant et nous nous laissons dériver, à 12m de profondeur environ. Nous ne verrons pas les mantas, mais l'expérience est magique. Nous profitons de la croisière pour faire quelques sauts depuis le pont du bateau puis rentrons au port vers 17h30, fatigués mais ravis.
C'était notre dernier jour à Labuanbajo, demain nous prenons l'avion pour Bali, sans véritable plan de route mais avec la certitude que nous plongerons à nouveau.

mardi, mai 05, 2009

22 avril - Labuanbajo (part3 - the batcave)





Grasse matinée, long petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Nous décidons de passer une journée "tranquille" après ces 10 derniers jours assez sportifs.
Vers 11h, nous partons visiter une "batcave" (grotte aux chauves souris) dans les environs, à quelques minutes à peine en transport. Le guide que nous avons trouvé nous affirme qu'il est impossible de nous y rendre par nos propres moyens et que son assistance est indispensable. Il explique que le site a été très récemment ouvert au public, qu'il se trouve dans la jungle et qu'il n'est pas encore balisé. Bref, c'est un plan routard apte à nous séduire. Nous acceptons son offre.
Après une dizaine de minutes de bemo (sorte de minibus) nous nous arrêtons sur le bord de la route pour entrer directement dans la forêt par une petite allée. Nous grimpons un peu, zigzaguons entres les lianes, les troncs, les racines, les rochers. Il fait chaud et humide, il n'y a pas de sentier. À un moment donné le guide s'arrête pour inspecter les environs. Il s'est perdu... Nous rebroussons chemin et après une seconde tentative il parvient à nous mener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est un trou de 2m de diamètre qui s'enfonce dans la roche. Petit briefing avant de descendre : il y a un python qui vit parfois à l'intérieur de la grotte et dévore les chauves souris. Il est gros mais inoffensif, cependant mieux vaut éviter de lui marcher dessus. Le guide regarde dans tous les recoins de l'entrée et ne semble guère rassuré. Enfin, il nous recommande d'allumer une cigarette si l'odeur des déjections nous incommode. Encourageant. Nous pénétrons dans la grotte avec nos lampes frontales. Il y fait nuit noire et la chaleur et l'humidité sont étouffantes. Il y a comme une odeur bizarre mais rien d'intolérable. On entend des crissements et battements sourds vers le fond. Malgré ma torche puissante je n'y vois presque rien, quelques chauves souris traversent mon champ de vision. Le volume intérieur de la pièce s'élargit considérablement pour atteindre 7m de diamètre. Nous nous enfonçons plus profondément dans la grotte, vers le bruit. Les tas d'insectes volants tournoient autour de ma lampe, et je sens également comme une pluie fine s'abattre sur ma casquette. À y regarder de plus près, c'est de la fiente. On y marchait dessus depuis un certain temps. Lorsque j'éclaire le plafond, des milliers d'yeux jaunes renvoient la lueur de ma lampe. Les chauves souris s'envolent progressivement dans toutes les directions. Le guide furète dans les coins à la recherche de son serpent. Comme il n'a pas de lampe, nous nous amusons à éteindre les nôtres simultanément pendant quelques secondes pour le stresser. Sentir des animaux volants vous effleurer dans l'obscurité la plus totale est une expérience assez unique!
Nous remontons à la surface pour une bouffée d'air bien méritée. Notre guide nous offre le café chez des amis voisins, puis nous accompagne en bemo vers la plage au sud de Labuanbajo comme nous le lui avons demandé.
Nous finissons notre journée en nous baladant sur la côte et dans les hauteurs de la ville.
Au moment de l'apéro Bintang nous rencontrons un allemand qui nous convainc d'aller faire de la plongée avec lui demain. Concrètement, les agences refusent de partir en mer s'il n'y a pas au moins deux personnes sur le bateau et pour l'instant il est seul. Théoriquement il nous faut une licence, que l'on a pas puisque aucun de nous n'a jamais plongé. On s'arrange (comme toujours) en payant un peu plus cher. Demain sera le jour de notre baptême de plongée!