jeudi, septembre 06, 2007

5th September


Nuit salvatrice. Petit déjeuner logique dans le wagon restaurant et départ pour the whisky trail! (la route du whisky). J'annonce de suite que ce post risque fort d'ennuyer ceux qui detestent le scotch single malt!

Les premières distilleries que nous croisons sont Glenmorrangie après Tain, puis Dalmore et Teaninich a cote d'Alness. On vise d'abord Balblair, parce que les managers que l'on avait rencontre au whiskylive en 2006 étaient sympas. Nous filons droit au village eponyme près de la pointe de Blackisle. Après avoir tourne une heure, interroge les habitants incrédules, nous regardons sur internet l'adresse qui se situe en fait a 40km au Nord a Edderton près de Tain. Grosse frustration. Ca commence mal, car nous ne ferons pas demi tour. Nous nous dirigons prestement dans le Speyside, région ou la concentration de distilleries au mètre carre est inégalée. Nous passons a proximité de Benromach et Dallas Dhu, a Forres a l'est d'Inverness. Puis Glen Moray, l'embouteilleur indépendant Gordon & McPhails a l'entrée d'Elgin. Nous prenons la direction de Dufftown, capitale du whisky.

Quelques km après Elgin, nous croisons la distillerie Benriach dont la renommée est grandissante. Pas de parking pour les touristes, pas de boutique, juste un bureau réservé aux professionnels. Nous sortons quand même de la voiture et rencontrons le boss. Il nous explique qu'il n'y a pas de visite organisée mais que nous pouvons nous promener et regarder. C'est un bon début. Nous entrons dans la salle de maltage, aire ou l'orge est traditionnellement disposee a meme le sol puis arrosee afin de germer. La salle est vide, tout comme le kiln, four mitoyen qui permet le séchage de l'orge maltee et dont le toit est souvent en forme de pagode. Nous rencontrons enfin un jeune ouvrier a l'allure sympathique dans la salle d'embouteillage, il nous conduit a son chef, un maître distillateur. Ce dernier, souriant, nous explique avec un très fort accent Ecossais qu'il a une demi heure de libre. Il nous en consacrera plus du double. Tout y passe, depuis le broyage de l'orge, son mélange dans l'eau de source locale et son chauffage par étape dans les mashtuns (4 cuves aux températures différentes chez Benriach) pour transformer les sucres lents en glucose, puis la fermentation a l'aide de levures dans les washbacks et enfin la distillation dans les stills (les gros alambics en cuivre) dont les jeux de va et vient sont particulièrement élaborés pour séparer et reinjecter les diverses parties du distillat. Nous goutons au produit a tous les stades de sa fabrication pour en contrôler la qualité. Le mélange initial chauffe a 65 degrés ressemble a une soupe sucree un peu farineuse, le mélange fermente a 8÷ a une forte bière acidulee, les vapeurs condensees et refroidies de distillat a 25÷ directement sorties de l'alambic et enfin le 'new make' a 68÷ dont les qualités gustatives sont déjà très intéressantes (goût fruité et malte).

Dans la minuscule salle d'embouteillage (plus de 80÷ de la production est réservée a J&B et autres blends....), nous goutons a deux cuvees déjà réduites qui seront prochainement mises en bouteille après filtrage. L'une est a dominante sherry pour le marche américain qui aime les whiskies a robe sombre, l'autre est tourbee pour répondre a une forte tendance actuelle. Case et moi sommes très enthousiasme par le second, qui présente un profil fruité / tourbe assez atypique.

Pour notre plus grand bonheur, la visite improvisée ne s'arrête pas la et passe par les chais. Ceux ci sont frais et sombres, il y règne une délicieuse odeur vineuse et boisée. Notre hote décide d'ouvrir directement 3 fûts qui vont se révéler a la fois exceptionnels et très différents. Un 77 barolo finish, incroyablement fruité frais et délicat avec une finale interminable. Un 91 sauternes finish, plus mielleux, cireux, capiteux mais néanmoins équilibré. Et pour couronner le tout un 76 dans la lignée des Signatory Vintage qui ont mis en orbite Benriach en tant que single malt. Un mélange harmonieux de fruits exotiques, d'odeurs organiques (étable ou ferme) sur fond de tourbe. Aucun arome ne domine l'autre, tout s'imbrique parfaitement. Le distillateur a le sourire aux lèvres, il nous confie que nous avons goûte a son trio préféré. Il nous salue humblement car il doit retourner travailler. Il aime son job, c'est évident. En quittant les lieux sans même pouvoir acheter un souvenir faute de boutique, nous prenons conscience de notre incroyable coup de chance.

Nous essayons de réitérer l'exploit un peu plus loin chez Longmorn mais nous essuyons un poli mais ferme refus. Enfin, nous avons au moins pénétré l'édifice et admire la salle des alambics ou règne une chaleur torride de 45 degrés.

Comme l'heure tourne, nous prenons une option sure en filant vers Dufftown pour visiter Glendfiddich, tout simplement le single malt le plus vendu au monde. La visite est gratuite, agréablement rythmée, plutôt complète, en français et surtout agrémentée d'un verre de 12 ans au nez caractéristique de poire.

Petit tour a la boutique et dans le centre ville de Dufftown avant de filer droit au sud pour pas moins 6h de route, vers Doncaster (a l'Est de Manchester) ou habite un pote de Case. Nous arrivons chez Jullian vers minuit, avec la bénédiction du GPS de mon Blackberry. La conduite de nuit sur les mauvaises routes et autoroutes anglaises nous a épuisés.

Nous avons parcouru 935km et pris un peu d'avance sur le planning de retour.

Demain la France, l'eurotunnel ne situe plus qu'a 425km d'ici.

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4th September


Commençons par un compte rendu de la soirée de la veille: nous faisons des courses au spar du coin pour faire un vrai repas maison, puis le pub pour les pintes et le whisky. Un vieux jukebox diffuse une musique rétro dans une ambiance tarantinesque. Tous les occupants ont une drôle de gueule... On ne deroge pas a la règle avec notre barbe de 2 semaines. On est définitivement bien au nord et bien a l'ouest. A l'auberge notre dortoir accueille un nouveau pensionnaire: un vieux débris qui nous gratifiera de ses ronflements et etouffements toute la nuit. Je suis complètement réveillé a 5h (malgré mes boules quies) pour voir le dernier occupant (un jeune géologue anglais) se lever et mettre un coup d'oreiller au papy. Ce dernier s'écrie "Hey!! et l'anglais répond "You fucking snoaring!!". On ne respecte pas les anciens outre-manche.

Je réveille Case a 5h40. Les sacs sont déjà prêts. Un café au premières lueurs de l'aube et nous partons pour l'ascension du Ben Mhor 570m et de son grand frère le Ben Spionnaidh 772m. C'est le même massif montagneux qui nous avait résisté le 2 Septembre. Cette fois ci nous emprunter un autre chemin et franchissons la rivière par un pont. Nous garons la voiture près d'une ferme au pied de la montagne et debutons notre marche au pays des moutons a 6h45. Il n'existe pas de sentier et nous devons nous frayer un chemin dans les herbes et la mousse. C'est très raide, du bonheur pour les mollets. Nous atteignons le premier sommet vers 8h faisons une halte quelques instants et attaquons la deuxième partie de notre ascension. L'herbe disparaît progressivement pour laisser place a un chaos de pierres noire balayées par un vent polaire. Le sommet du Spionnadh se présente comme un plateau desertique de pierres entassées. Le ciel est trop couvert pour profiter du paysage et les conditions climatiques trop extrêmes pour s'attarder trop longtemps. Nous redescendons jusqu'à la voiture. Durée totale de l'expédition: 3h30. Il est donc 10h15 et nous nous empressons de rejoindre l'embarcadere d'ou part le ferry pour Cape Wrath.

Le ferry en question est une vieille coquille de noix menant a un minibus pourri de l'autre cote du kyle of Durness (sorte de fjord sablonneux, navigables uniquement a marée haute). La route date de 1820 et traverse une zone militaire d'entraînement des pilotes de la RAF. Le paysage est sinistre, hostile, au paroxysme de la désolation. Un phare se dresse a l'extrémité de la péninsule, dernier rempart de terre jusqu'au pôle Nord. Le paysage est grandiose, ouvert a 270 degrés sur l'océan et borde de falaises de 350m (les plus hautes de Grande Bretagne). Le froid et la fatigue commençant sérieusement a se faire sentir, c'est avec un réel soulagement que nous regagnons le confort rudimentaire du bus pour rejoindre le ferry, notre voiture, puis Durness pour un café chaud.

Nous partons vers l'Est par la cote Nord direction Thurso. Le loch Eriboll, malgré la météo moyenne, est superbe. Après Bettyhill, nous croisons un authentique aberdeen angus beef, qui machouille placidement une canette de Sprite devant notre appareil photo. Nous décidons de faire une halte a mi chemin, sur la péninsule de Strathy. Nous marchons jusqu'au phare pour casser la croûte. Nous abandonnons la cote a Thurso pour rejoindre Brora plus au sud, par l'A9. La cote Est offre des paysages moins sauvages et escarpes, qui semblent comme domestiques. Des éoliennes et plate formes pétrolières au lointain témoignent de cette activité humaine.

Après quelques hésitations, nous atteignons la distillerie Brora aujourd'hui fermée (depuis 1983) accollee a Clynelish toujours en activité. Brora faisant partie de mes single malts préférés, c'est avec un petit pincement au coeur que je déambule dans les rues vides de cette vieille usine désaffectée.

Il est temps de trouver un lit pour la nuit: le blue hostel guide nous indique une auberge a Rogart station, un peu au sud. Une fois sur les lieux nous découvrons avec étonnement que nous dormirons ce soir dans un ancien wagon de train reconverti en hôtel. Original. Après des pintes et un repas chaud, nous experimentons la douche a bord du train et regagnons nos couchettes.

Aujourd'hui nous avons parcouru 287km.

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mardi, septembre 04, 2007

4th September - Expect delays


A quoi ressemble une journée ou l'on fait 4h de randonnée, +/- 250km en voiture, du bateau, 1h30 de bus et pour finir une nuit en train couchette?



Tout simplement une journée marathon qui commence a 5h40 et finit a 22h. On vous racontera demain, la il faut absolument dormir... Bisous.

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lundi, septembre 03, 2007

3rd September


Réveil a 8h30, douche bien chaude et départ pour le ferry de Cape Wrath. Nous arrivons a l'embarquadere a 9h30, et découvrons que le premier ferry est a 11h. Changement de plan, nous irons a Sandwood bay, a une trentaine de km au sud. Cette baie abrite une plage qui n'est accessible qu'a pied après une marche d'environ 15km a travers les tourbieres. Au cours des jours précédents, plusieurs personnes rencontrées dans les auberges nous avaient parle de la beauté de ce site.



Pour se rendre a Sandwood bay, nous traversons le port de pêche de Kinlochbervie, et garons la 306 sur le parking de Blairmore avant d'entamer notre expédition. Le chemin serpente a travers les tourbieres marecageuses, des petits lochs aux eaux noiratres sur fond les pics montagneux. Le soleil est encore timide et le vent franchement vivifiant.



Au détour d'un virage verdoyant la plage cachée nous apparaît, ouverte aux rouleaux de l'atlantique, frange de sable fin encastree entre deux falaises de rocs noirs et un loch. Nous traversons les dunes, gravissons la perilleuse falaise a notre gauche pour acceder a une vue plongeante et degagee sur la baie. Nous redescendons pour sauter dans les dunes vierges de toute trace de pas. Apres une balade sur la greve, nous prenons le chemin du retour.



Apres verification, le prochain ferry pour cape wrath est demain a 11h. Nous rentrons a Durness faire quelques provisions. Soiree calme en perspective pour se lever tot demain.



Aujourd'hui nous avons fait 79km en voiture.

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2nd September


Excellente nuit. Fraîchement reposes, après un petit déjeuner copieux, nous partons tôt direction le Nord.

Arrivés a l'intersection de Drumrunnie, nous profitons du temps plutôt clément pour prendre la route côtière. Dans la région d'Achiltibuie, le soleil fait son grand retour et dessine des panorama fantastiques, dans lequel pics et pics et lochs se volent la vedette (hi hi je ris de ma blague). Nous atteignons Enard bay, inondée de soleil, dans laquelle paissent des regular beefs (pas des angus) au bord de l'eau. A Lochinver nous prenons a nouveau la cote direction la pointe de Stoer, paysage typique des highlands: lochs encaissés au milieu des rocailles.

Au détour d'un virage nous découvrons Stoer, paisible village côtier éparpillé sur un plateau vert tendre. Nous descendons de la voiture pour prendre le grand air. La superbe plage de sable blanc invite a la baignade, mais la température de l'atlantique nord dissuade immédiatement! Nous reprenons la route vers le phare de la pointe de Stoer, et entammons une balade sur les falaises venteuses ou se dessinent la figure de l'old man of stoer et ou s'echouent les vagues de l'atlantique.

Sur la route de Drumbeg, nous cassons la croûte a Clashnessie. C'est un village idyllique entoure de pâturages, d'une plage déserte, de montagnes et d'une cascade abreuvant un ruisseau. Nous prenons quelques photos d'un veau Angus (race poilue) particulièrement curieux.

Nous contournons Edrachillis bay, et admirons un massif montagneux qui nous rappelle la Batmobile! Tentes par une ascension, nous renoncons a la vue du caractère vertical de ses parois et de son air peu engageant. Nous traversons rapidement Kylesku et Scourie pour prendre la route de Durness. Sur le chemin une authentique tourbiere, dont les plaques retournees sechents au vent, attire notre attention. Un massif montagneux a proximité nous motive suffisamment pour une randonnée improvisée. Nous filons droit au but, a travers les tourbieres. L'expérience d'une traversée sur un sol spongieux saturé d'eau restera inoubliable, mais incapables de traverser le glen au pied de la montagne, nous devons rebrousser chemin jusqu'à la voiture, dépités. Quelques minutes après notre arrivés, nous sommes surpris par un court orage de grêle.

Nous atteignons Durness et prenons nos lit dans l'auberge de jeunesse Lazycrofters vers 17h30. Le soleil étant toujours au beau fixe, nous décidons de poursuivre nos aventures vers Balnakeil, et sa grande plage de sable jaune perdue au bout du monde. L'immensité des lieux, l'isolement et la lumière magique créent des décors hallucinants. Après avoir parcouru la grève nous gravissons les dunes limitrophes pour contempler le panorama complet de la baie. Je fais mon Rémy Julienne dans les dunes. Quelques gouttes de pluie nous ramènent a la réalité et nous amorcons notre retour. Constatant la montée de la marée, nous finissons au sprint avant d'être piégés sur la grève.

Soirée pintes au pub (resto ferme). Croque-monsieur a l'auberge. Port Ellen RM 22yo et au lit!

Aujourd'hui nous avons fait (seulement!) 165km.

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dimanche, septembre 02, 2007

1st September


La nuit a été terrible. Concertos de ronflements dans les dortoirs. On est bien defonces au réveil!!

Départ pour le tour de la péninsule de Trotternish, au Nord de Skye. Du crachin et du vent qui alternent avec de courtes éclaircies.

Nous nous arrêtons a Kiltrock pour admirer cascades et falaises, et sur les hauteurs du village de Staffin. Bluffes par les couleurs nous enjambons la clôture pour gravir une petite colline de bruyere. Il fait un vent a decorner un angus beef! Un arc en ciel se dessine et nous accompagne sur plusieurs kilomètres. A l'extrémité nord de Skye nous atteignons les ruines de Duntulm caste, dans un décor austère: rochers gris et lande inhhabitee. Nous. Traversons le village de Uig pour rejoindre Portree. Pause ravitaillement a la supérette et tentative de sauvegarde de photos sur internet a la bibliothèque locale: échec total. Nous reprenons la route pour le Ross occidental.

Passage par le charmant village de Plockton. Une petite baie abrité accueille quelques bateaux. Le temps est toujours gris. Nous contournons le loch Carron, dans cette route sinueuse nous sommes surpris de traverser des bois très sombres. Ca sent la mousse, ça sent le sous bois, ça sent le champignon!

Quelques kilomètres plus loin débute l'ascension du Beallach na ba, col impraticable en hiver qui permet de rejoindre Applecross. En pratique, un col dantesque perdu dans la brume, coince entre deux pics noirs et menaçants, battu par les vents et fouettes par la pluie. Dans la montée, nous découvrons notre première tourbiere et ramassons un bout bien humide. Des cyclistes sont en train de faire l'ascension de ce col infernal! Incroyable! Après le passage du col dans les nuages, nous découvrons un paysage lunaire, compose de minuscule lochs et de lande, ou brume abolit toute perspective. Quelques kilomètres de descente et nous atteignons la baie de sable rouge d'Applecross d'ou nous apercevons des jeux de lumière, en face sur l'île de Skye. Plus loin au Nord dans une petite plage perdue, nous nous arrêtons et marchons un peu pour ramasser ce fameux sable rouge. Il crachine toujours par intermittence, mais le soleil a disparu.

Nous atteignons rapidement l'extrémité nord le cette péninsule, pour redescendre une très sinueuse route vers Torridon. La vallée du glen Torridon, coincée entre les monts Liatach et Beinn Eighe ressemble a une vallée de la mort en version écossaise. Le climat y est sûrement pour quelque chose, mais le club de cyclistes locaux semblent adorer ça.

Une fois la vallée franchie, nous faisons une halte a Kinlochewe pour faire le plein et prendre un café bien mérite. Vu le temps pourri nous décidons de monter rapidement au Nord sans nous attarder dans la région malgré sa réputation. Nous passons d'une traite le suppose fantastique loch maree, les victoria falls (même pas vues!), gairloch, poolewe, gruinard bay (ex anthrax bay, aujourd'hui decontaminee après quelques essais bacteriologiques), little loch broom et atteignons les chutes de Measach que nous prenons le temps de visiter. Gorges impressionnantes, ponts suspendus et lumière crépusculaire.

Dernière ligne droite vers Ullapool, petit village de pêcheur a cet instant noyé sous la pluie. L'auberge Scottbackpackers est très accueillante. Soirée au pub pour ne pas déroger a la règle Lecture et whisky au coin du feu avant une nuit bien méritée.

Aujourd'hui nous avons parcouru 404km. Demain, le grand Nord.

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samedi, septembre 01, 2007

31/08 - 3rd day in Scotland


Après un petit dej assez spécial a base de scottish porridge (avoine + lait, cuire le tout pour obtenir de la bouillie), nous mettons les voiles plein Est. Ca crachine un peu ce matin. Sur le chemin, nous traversons le loch Cluanie, redescendons le glen Shiel entoure des monts five sisters, passons devant l'Eilean Donan castle avant d'arriver a Kyle of Lochalsh et son gigantesque pont pour l'île de Skye.

Même sous un crachin constant brièvement entrecoupé d'eclaircies locales, le décor est superbe. Du relief rocailleux, pierre noire striees de ruissellements et cascades, landes verte jaune et bruyere en fleur, le tout entrelace de lochs gris-bleus. On admire. Mais on garde la tête froide pour foncer vers Carbost, cote Est ou est située la mythique distillerie Talisker.

Visite très rapide de la distillerie, ya du débit de whisky et de visiteurs! On acheté chacun un embouteillage uniquement vendu ici et on met les voiles plus au sud vers les Cuilling hills via Glenbrittle.

Au bout de la route, une baie sablonneuse et un camping. Nous prenons un sentier vers le sud des Cuillin et debutons l'ascension dans le crachin et le vent. Une éclaircie a mi parcours nous pousse a continuer plus haut, vers des cascades dans les rochers. Après 2h de montée nous arrivons dans un cirque lunaire de pierre grise, encerclé de pics noirs aussi abrupts que menaçants, balaye par les nuages et le vent glacial. Kway et polaire sont a peine suffisants pour tenir le coup. Nous battons en retraite sans tenter de braver les sommets. Redescente rapide, balade sur la plage de sable gris fin et remontée vers Portree, la "capitale" de Skye.

Nous prenons par chance les deux derniers lits le l'indépendant portree hostel, partons au désormais habituel pub, buvons la désormais traditionnelle double pinte de bière locale accompagne d'un steak frites. Retour a l'auberge pour boire un Talisker 20ans ramené de Paris en mignonette. Top! Je file dans ma chambre que je partage avec 3 bikers. Case lui, se tape 11 camarades de chambre!

Aujourd'hui nous avons fait 208km de route.

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vendredi, août 31, 2007

30/08 - 2nd day in Scotland


Réveil 8h30 (10h de sommeil d'une traite) suivi d'un petit déjeuner copieux puis départ direction Glasgow. Objectif: la visite des Trossachs, région pleine de lochs, de parcs naturels et de munros (monts écossais). Arrivés sur le parking d'Aberfoyle a midi, on casse la croûte et on prend la direction du loch Katrin. Sur le chemin, on fait l'ascension d'un petit sommet, le ben Ann (+/-500m). La vue sur les lochs avoisinants est superbe, mais le vent qui y souffle est glacial!



On reprend la route, direction Glen coe. C'est une station de ski en hiver. Le décor est fabuleux, d'énormes montagnes éclairées par des franges de lumière au milieu des nuages. On croisera un cerf sur une aire de parking! Après quelques lochs, on passera plus tard par Fort William pour arriver finalement un peu au sud du loch ness a Invergarry vers 20h. C'est l'endroit le plus au nord ou je sois jamais alle de ma vie.

Après avoir trouve (non sans mal) notre auberge, l'invergarry lodge, on file au pub pour goûter la pinte de bière locale. Case commande du haggis et moi un fish stew (sorte de bouillabaisse). On part se coucher vers 22h. On a fait 370km aujourd'hui. Demain ce sera l'île de Skye et sa distillerie mythique Talisker.





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29/08 - 1st day in Scotland


On est enfin arrivés dans une auberge de jeunesse, a Wanlockhead, un des villages les + hauts d'ecosse, dans les Lowlands au nord de Dumfries. Il est 18h30 heure locale. On a traverse l'angleterre de Dover en passant pas le sud de Londres, Oxford, Birmingham, Manchester, Stoke on trent... Et il a fait beau sur tout le trajet!



On a fait 1100km sans compter le shuttle a Calais. Physique vu que ce matin le réveil a sonne a 4h30.

Wanlockead, c'est un vrai petit cliché de l'Ecosse. On y voit pleins de lapins et de petit faisans prêts a se jeter sous nos roues (the famous stupid grouses?) La haut, c'est plein de moutons, de bruyere... et de crachin.



On arrive au Lotus lodge pour poser nos sacs et on part au pub (il n'y en a qu'un). Deux pintes et un haggis bien poivre plus tard on rentre dormir.



Pas trop de réseau pour téléphoner alors je blogge un peu en retard. Les photos de Case suivront.

Nikos

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mercredi, août 08, 2007

cactus

Tu vois je me lance. n'est-elle pas jolie ?



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Daniel Ramos

vendredi, août 03, 2007

Euphorbia Obesa


La petite boule a fini par fleurir. Pour le coup, c'est ce que j'appelle une petite fleur.

Heureusement, les euphorbes sont suffisament élégants pour se le permettre...

Ce dernier ne déroge pas la règle, sa forme parfaitement sphérique (quand il est jeune) le rend incontournable.

Voir ci dessous pour plus d'infos! http://www.plantzafrica.com/plantefg/euphorbobesa.htm

mercredi, août 01, 2007

Ce que j'appelle une GROSSE fleur !




J'ai récupéré une toute petite pousse de ce cactus il y a des années...

Je n'aurais jamais imaginé un tel résultat :)






vendredi, avril 20, 2007

Les nouveaux!


3 petits poissons ont rejoint les scalaires. Pour l'instant l'entente est cordiale.

lundi, janvier 01, 2007

Mercé

Voici le nettoyeur en action. :o)

Vue de dessous, on voit la ventouse !

Mon aquarium !!


J'ai hérité de l'aquarium de mon fils. A l'intérieur, deux scalaires, un suçeur et un escargot.