jeudi, avril 01, 2010

Quelques nouvelles version light de la premiere partie du voyage du 26 au 29 Mars.

Apres un debut de voyage assez tumultueux (Ob n'ayant pas le meme vol
de correspondance que moi pour Manille, nous sommes partis avec 7h de
decalage depuis HongKong...), nous arrivons enfin dans la capitale le
27/3 au soir. Resto, tournees de bieres (a 0.5EUR la San Miguel...
pourquoi se priver?) puis au lit! Je dors assez mal, un hotel est en
contruction en face de notre chambre et les travaux ont lieu 24h/24.
Infernal.
Manille est une ville immense, mais qui franchement n'a pas de quoi
fasciner les touristes. En une journee il est possible de faire le
tour des differents sites incontournables, ce que nous faisons des le
lendemain (28/3) avec la visite de "intramuros" le centre ville
fortifie par l'armee espagnole au 16eme siecle, puis une balade sur
Roxas bld, qui donne sur Manila Bay au soleil couchant.

Le soir venu, bus de nuit pour Banaue au Nord de Luzon. Depart 22h
arrivee 6h, nous enchainons le trek apres avoir englouti notre petit
dejeuner. Visite de Banaue et arrivee a Batad le 29/3 apres midi. Ces
deux villages, perches dans la montagne, possedent les plus belles
rizieres en plateaux du monde. Cela me fait penser a une sorte de
Machu Pichu, version riz. Nous marchons dans les rizieres, visitons
des cascades et des villages traditionnels. C'est calme et paisible.
La nuit a Batad fait du bien... Demain

philippines

Allo... Allo... - donner nouvelles...je commence à m'inquiéter...
BISOUS BISOUS Moumoune

vendredi, mars 26, 2010

Planning vacances Avril 2010 aux Philippines

Hello,
 
Voilà le planning théorique.
Les vols internes, les hôtels et les treks sont bookés (organisation de fou, un première pour moi).
 
26-mars vendredi Départ de Paris 13h, vol Cathay via HK
27-mars samedi  Arrivée à Manille, nuit à Manille
28-mars dimanche Journée à Manille, soir départ pour Banaue
29-mars lundi  Arrivée à Banaue, J1 trek nuit à Batad
30-mars mardi  J2 trek départ pour Bangaan, nuit à Banaue
31-mars mercredi J3 trek départ pour Sagada
01-avr jeudi  J4 retour à Manille (départ à partir de 11h)
02-avr vendredi Vol Départ pour Puerto Princessa, nuit à Puerto Princessa
03-avr samedi  Rivieres souterraines St Paul, départ pour Port Barton
04-avr dimanche Journée à Port Barton, départ pour Cacnipa
05-avr lundi  Retour à port Barton, départ pour El Nido (bateau 7h, jeepney 10h). Arrivée à Tandikan Cottage
06-avr mardi  El Nido, hotel Dolarog
07-avr mercredi El Nido, hotel Dolarog
08-avr jeudi  El Nido, hotel Dolarog
09-avr vendredi Vol retour pour Manille, ITI airlines
10-avr samedi  Vol retour 18h35 pour HK, Vol pour CDG
11-avr dimanche Arrivée à Paris
12-avr lundi  Boulot :(
 
J'ai pris les médocs (de quoi sauver le tiers monde), j'ai fait les vaccins et j'ai aussi la malarone contre le palu.
A bientôt pour les détails et les photos.

Bisou

samedi, mai 30, 2009

Bali Lombok Florès : Quelques vidéos !

Voici un échantillons de vidéos sympas, disponibles temporairement donc il faudra se dépécher de les télécharger (click droit sur lien et enregistrer sous).
J'admets être le plus mauvais cameraman au monde, mes excuses en avance! :)

Un dragon de Komodo en action sur Rinca

Le sommet du Rinjani

Snorkeling dans la mer de Florès (caméra waterproof!)

Gros singe en action à Padang Padang, Bali

30 Avril - Le sommet du Rinjani - jour 3 (part1)

Désolé du retard ! La suite arrive... je prévois de mettre une petite sélection de vidéos à disposition ce week end. Biz.




Je réveille mes deux colocataires à 2h45 du matin... c'est déjà inhumain. Nous nous habillons chaudement et bouclons un sac à dos léger, avec le minimum vital. Dehors il fait plutôt frais... Je me rapproche du feu de camp pour prendre mon petit déjeuner.
J'ai l'impression que nos indonésiens traînent un peu les pattes. Nous prenons un départ nocturne en retard à 3h30 au lieu de 3h, accompagnés d'un autre français et d'un groupe de deux belges. À l'exception des singapouriens, les autres trekkeurs ne partiront vraisemblablement pas du tout.
Je trouve d'emblée l'ascension assez délicate. Le sentier s'apparente au boyau étroit, sinueux et sablonneux d'un torrent de montagne. Eclairé par ma lampe frontale, je progresse au prix de sérieux efforts pour conserver mon équilibre et je dérape fréquemment sur le gravillon volcanique. Après 45min de marche, notre guide nous abandonne, prétextant des douleurs à l'estomac. Nous comprenons surtout qu'il n'a pas envie de faire cette partie du trek. On saura bientôt pourquoi. Nous marquons une brève pause puis reprenons la route avec le guide du groupe belge. Il fait toujours nuit noire.
La seconde partie de l'ascension est beaucoup plus "facile" : ligne droite sur ce que j'imagine être la crête (il n'y a rien à droite ni à gauche), pente moyenne constante, plus aucun signe de végétation. Il y a toutefois un vent glacial. Je n'ai aucune idée précise du reste à parcourir, le pic est vraisemblablement tapi juste devant nous, dans l'obscurité. Nous marchons à un rythme soutenu pour compenser la demi heure de retard au démarrage (et accessoirement parce qu'on est des bourrins ne connaissant que ce mode de déplacement :)). Nous ne sommes finalement plus que 4 français en tête de peloton. Nous apprendrons que les belges ont abandonné. Faut dire qu'ils sont montés en beaux gosses en jean, cuir et converses. Enfin, je n'ai jamais entendu parler de grands explorateurs belges... le seul que je connais passe ses vacances à centerparcs, c'est pour dire (bisou mon Titi!! ;-))
Vers 5h du matin, après 1h30 de marche, la configuration change imperceptiblement. La pente s'accentue, la couche de gravillon sur laquelle nous marchons s'épaissit. La situation devient totalement infernale quelques minutes après nous être engagés dans ce bourbier. Deux pas en avant, un pas de glissade en arrière, un temps d'arrêt pour souffler. Je tiens à peine debout car le chemin se dérobe littéralement sous mes pieds. Les effets de l'altitude se font ressentir et les efforts consentis pour gravir ce qui me semble la plus haute dune du monde sont exténuants. Je me rappelle alors les sages paroles de Hardy Kruger à Senaru : "mes clients m'ont enseigné les gros mots de toutes les langues du monde lors des 300 derniers mètres d'ascension du Rinjani". Je pense alors intérieurement : bo*$el à pu#€s borgnes je ne peux même pas blasphémer tout haut... Je n'arrive pas à reprendre mon souffle sur cette sa!%$€*ie de dune de me%>e!!! Et dire qu'on paye pour ça. Muzos masos.
Le groupe que nous formons s'étire un peu, mais nous atteignons tous le sommet vers 6h, au moment où le soleil commence à se lever. Le temps est clair et seules quelques fines brumes persistent.
La vue du sommet permet d'embrasser la totalité du cratère, notamment le versant extérieur. Je réalise à quel point ce volcan est énorme en comparaison de l'île de Lombok elle même. Sumbawa se profile à l'est. Au l'ouest, j'aperçois Bali et ses volcans, trois minuscules îlots que sont les Gili, et l'ombre projetée du Rinjani dans l'océan indien. Personne ne dit un mot. Voilà la magie de la montagne... tu n'as pas cessé de te demander ce que tu fichais à grimper ce tas de pierre dans le froid et l'obscurité pendant des heures, et une fois en haut c'est comme si rien d'autre n'avait existé. On pardonne tout devant une telle offrande de la nature. Vaincre le Rinjani vient magnifiquement conclure notre voyage, je ressens un accomplissement et un relâchement total. Notre contemplation ne s'éternise pas à cause du froid. Nous amorçons une descente qui devrait être rapide.

mercredi, mai 20, 2009

29 Avril - Gunung Rinjani - jour 2




Reveil à 6h30 pour le petit déjeuner. Nous reprenons l'ascension du bord du cratère, qui n'est plus qu'à une centaine de mètres d'altitude au dessus de nous. Nous arrivons rapidement sur la crète, à 2600m, pour contempler un spectacle unique. Le cratère, énorme, mesure 6km de diamètre et abrite un lac vert 600m plus bas. Une forêt pousse sur les parois pourtant abruptes. Toujours à l'intérieur du cratère mais légèrement excentré, un second petit volcan de 500m de haut et parfaitement cônique laisse échapper quelques fumeroles de son sommet. Sa lave pétrifiée au contact de l'eau forme une immense flaque basaltique. Enfin, de la crète qui se trouve à l'opposé de notre position s'élève un pic sombre et menaçant, le Gunung Rinjani qui surplombe la scène à près de 3700m d'altitude. Je ne crois pas qu'il existe beaucoup de curiosités géologiques semblables sur Terre. D'ailleurs on se croirait plutôt sur Mars.
Nous amorcons une descente particulièrement raide. Les dernières brumes se lèvent, le paysage est grandiose. Nous marchons sur des sentiers étroits et escarpés en bordure de cratère, vue plongeante sur lac et son cône volcanique. Une sorte d'Inca Trail surréaliste. Nous atteignons le lac vers 11h. Pendant que le guide prépare notre déjeuner, nous faisons halte dans les sources chaudes situées sous une cascade quelques dizaines de mètres en contrebas pour un bain brûlant, relaxant et nettoyant... À notre retour, guides et porteurs ont déjà largement tiré profit des eaux poissonneuses du lac. Mais ces jolis poissons ne sont malheureusement pas pour nos petits becs avides... Les indonésiens doivent estimer que ce n'est pas assez délicat pour nos palais occidentaux. Nous mangerons donc notre habituelle soupe de nouilles, dépités.
Le trek reprend dans la brume avec une ascension quasiment verticale, ou il faut s'aider des mains, jusqu'au camp de base. J'atteins les limites physiques de ma capacité de sudation... Surtout lors des rares moments où le soleil perce les nuages. Partis en éclaireurs avec Paul, nous prenons fatalement la mauvaise bifurcation et errons sur la crète, dans les nuages, à la recherche du camp. Nous posons nos affaires sur un coin plat (sans creux, ni bosses, ni cailloux, ni souris) pour y réserver l'emplacement de la tente. Finalement une éclaircie nous permet d'apercevoir le guide nous faisant des grands signes un peu plus haut.
Perchés sur notre falaise à 2600m d'altitude, nous contemplons le coucher de soleil sur le lac. Il fait plutôt froid, nous dinons au coin du feu en compagnie d'un groupe de singapouriens en piteux état (la fille de la troupe a des ampoules partout). Des français et des belges sont également au rendez vous. Demain sera le grand jour. Les 1100m d'ascension du sommet nécessitent un départ à 3h du matin pour profiter du lever du soleil à 6h. Nous avons eu droit à quelques mises en garde : c'est dur, vous aller en baver, la fin est terrible, c'est comme escalader une dune, etc... Certains français ont annoncé le soir même qu'ils ne tenteraient pas le sommet. Je ne les comprends pas... comment peut on renoncer si près du but? Inconcevable pour les triple nine.