mercredi, mai 20, 2009

29 Avril - Gunung Rinjani - jour 2




Reveil à 6h30 pour le petit déjeuner. Nous reprenons l'ascension du bord du cratère, qui n'est plus qu'à une centaine de mètres d'altitude au dessus de nous. Nous arrivons rapidement sur la crète, à 2600m, pour contempler un spectacle unique. Le cratère, énorme, mesure 6km de diamètre et abrite un lac vert 600m plus bas. Une forêt pousse sur les parois pourtant abruptes. Toujours à l'intérieur du cratère mais légèrement excentré, un second petit volcan de 500m de haut et parfaitement cônique laisse échapper quelques fumeroles de son sommet. Sa lave pétrifiée au contact de l'eau forme une immense flaque basaltique. Enfin, de la crète qui se trouve à l'opposé de notre position s'élève un pic sombre et menaçant, le Gunung Rinjani qui surplombe la scène à près de 3700m d'altitude. Je ne crois pas qu'il existe beaucoup de curiosités géologiques semblables sur Terre. D'ailleurs on se croirait plutôt sur Mars.
Nous amorcons une descente particulièrement raide. Les dernières brumes se lèvent, le paysage est grandiose. Nous marchons sur des sentiers étroits et escarpés en bordure de cratère, vue plongeante sur lac et son cône volcanique. Une sorte d'Inca Trail surréaliste. Nous atteignons le lac vers 11h. Pendant que le guide prépare notre déjeuner, nous faisons halte dans les sources chaudes situées sous une cascade quelques dizaines de mètres en contrebas pour un bain brûlant, relaxant et nettoyant... À notre retour, guides et porteurs ont déjà largement tiré profit des eaux poissonneuses du lac. Mais ces jolis poissons ne sont malheureusement pas pour nos petits becs avides... Les indonésiens doivent estimer que ce n'est pas assez délicat pour nos palais occidentaux. Nous mangerons donc notre habituelle soupe de nouilles, dépités.
Le trek reprend dans la brume avec une ascension quasiment verticale, ou il faut s'aider des mains, jusqu'au camp de base. J'atteins les limites physiques de ma capacité de sudation... Surtout lors des rares moments où le soleil perce les nuages. Partis en éclaireurs avec Paul, nous prenons fatalement la mauvaise bifurcation et errons sur la crète, dans les nuages, à la recherche du camp. Nous posons nos affaires sur un coin plat (sans creux, ni bosses, ni cailloux, ni souris) pour y réserver l'emplacement de la tente. Finalement une éclaircie nous permet d'apercevoir le guide nous faisant des grands signes un peu plus haut.
Perchés sur notre falaise à 2600m d'altitude, nous contemplons le coucher de soleil sur le lac. Il fait plutôt froid, nous dinons au coin du feu en compagnie d'un groupe de singapouriens en piteux état (la fille de la troupe a des ampoules partout). Des français et des belges sont également au rendez vous. Demain sera le grand jour. Les 1100m d'ascension du sommet nécessitent un départ à 3h du matin pour profiter du lever du soleil à 6h. Nous avons eu droit à quelques mises en garde : c'est dur, vous aller en baver, la fin est terrible, c'est comme escalader une dune, etc... Certains français ont annoncé le soir même qu'ils ne tenteraient pas le sommet. Je ne les comprends pas... comment peut on renoncer si près du but? Inconcevable pour les triple nine.

2 commentaires:

Cécile a dit…

Tu fais durer le suspense dis donc... C'est intenable !!!

Bisous

Nikos a dit…

Désolé, c'est plus aussi facile maintenant que j'ai repris le taf! :(